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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Riom (Puy-de-Dôme) : cesser de négocier, passer à l’action directe [mis à jour]
Article mis en ligne le 25 mai 2017
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Trois mois de prison ferme pour le tireur de la Seita à Riom

France Bleu Pays d’Auvergne, vendredi 26 mai 2017 à 18:39

Le syndicaliste qui a tiré au fusil de chasse sur le PC sécurité de la Seita à Riom a été condamné à trois mois de prison ferme. Il a été maintenu en détention.

Il avait reconnu les faits en garde à vue, expliqué qu’il avait "pété un plomb". Ce syndicaliste CGT de 46 ans, élu au CE de l’usine Seita de Riom a été condamné ce vendredi après-midi à 30 mois de prison dont 27 avec sursis pour avoir tiré, mardi dernier, à coup de fusil de chasse contre le PC sécurité du site. Une peine qu’il va purger dès maintenant puisque le tribunal a ordonné son maintien en détention.

Quelques 80 collègues de la Seita étaient venus le soutenir à l’audience où son avocat a décri un salarié et délégué du personnel à bout. Mardi, au moment des faits, il avait bu et venait de passer plus de 30 heures sur le site. Une usine dont la fermeture a été annoncée il y a maintenant six mois et où le conflit social s’enlise.


Tirs à l’usine Seita de Riom : le salarié mis en cause jugé ce vendredi

France Bleu Pays d’Auvergne, jeudi 25 mai 2017 à 11:04

Le représentant syndical arrêté après avoir tiré au fusil de chasse sur le PC sécurité de l’usine Seita de Riom sera jugé ce vendredi en comparution immédiate pour violence avec armes. Les enquêteurs recherchent toujours ceux qui ont incendié le local quelques heures plus tard.

Alors que les négociations des conditions de départ des 239 salariés Seita de Riom se sont crispées cette semaine à Paris, la situation dégénère sur le site. Un salarié, représentant syndical, est en garde à vue depuis mardi pour avoir tiré au fusil de chasse sur le PC sécurité de l’usine, heureusement sans faire de blessé. L’homme de 46 ans était vraisemblablement alcoolisé. Il a été écroué ce jeudi et sera jugé en comparution immédiate vendredi pour violence avec arme.

Quelques heures plus tard, dans la nuit de mardi à mercredi, ce même PC sécurité a été incendié par trois individus. Le local a été entièrement détruit et les auteurs de cet incendie volontaire n’ont pour l’instant pas été identifiés.

Les syndicats réuniront les salariés lundi

Depuis ces incidents, le site riomois de la Seita a été placé en fermeture administrative. Les syndicats ont décidé de convoquer lundi une réunion avec les salariés. "On ne doit pas faire des choses comme ça", a réagi un représentant syndical contacté par France Bleu Pays d’Auvergne. "Brûler des pneus, empêcher les gens de rentrer, d’accord, mais pas mettre la vie des gens en danger", s’insurge-t-il.

Cette semaine la colère est montée d’un cran face aux propositions financières de la direction : 40 000 euros d’indemnité de licenciement et un mois de salaire par année d’ancienneté quand les salariés demandent 50 000 euros et 1,1 mois de salaire par année d’ancienneté.