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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Bâle (Suisse) : le véhicule d’un collabo du chantier de la prison de Bässlergut part en fumée sous les yeux du chef de la police cantonale
Article mis en ligne le 30 mai 2017
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Bâle : Un véhicule d’un collabo du chantier de la prison de Bässlergut part en fumée sous les yeux du chef de la police cantonale

[Ci-dessous un comuniqué revendiquant l’attaque d’une des nombreuses entreprises qui est impliquée dans le chantier d’agrandissement du centre de rétention de « Bässlergut ». Bien que la date ne soit pas précisée dans le texte, cette attaque s’est produite lundi 29 mai, si l’on se réfère aux précisions en ligne]

En ces temps où chaque migrant est parqué dans des camps ; où des flics en patrouille pavanent à travers les rues du « Kleinbasel » [1] et font tout bonnement la chasse aux personnes n’ayant pas une couleur de peau convenable.

En ces temps où une énième taule se construit à Bâle afin de renforcer la répression et le contrôle à l’encontre des opprimés de cette société. Dans une période où une manif contre ce même agrandissement de la prison est empêchée par la force.

Durant cette même période, nous nous sommes décidés à faire un geste enflammé en incendiant une voiture de Rosenmund AG, entreprise qui participe à l’agrandissement du camp de rétention de Bässlergut.

La voiture est partie en fumée devant le n°27 de la Wettsteinallee, le domicile de Baschi Dürr [2] (directeur du département de la justice et de la sécurité de la ville de Bâle), dont son corps policier, en plus de sa pratique quotidienne répugnante, a suscité pas mal de remous en raison de ses excès sexistes et de scandales au sein de la police.

Nous espérons Baschi que la vue d’une voiture d’entreprise en feu t’ait tiré de ton sommeil et montré que, en dépit de la répression étatique et du regard hideux de tes flics, ceux qui profitent des prisons et de ses conditions d’enfermement demeurent vulnérables. Rien n’est fini.

[Traduit del’allemand par Sansattendredemain (avec intro et notes) de linksunten indymedia, 30. Mai 2017]

NdT :
[1] Qui se traduit par le « Petit Bâle », partie de la ville bâloise située à la droite du Rhin.
[2] Sebastian « Baschi » Dürr est un politicien suisse du parti libéral FDP. Il est présent au Conseil d’Etat du canton de Bâle depuis le 1er février 2013.