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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Bordeaux : attaque du comico à la batte, des centaines de flics évacués
Article mis en ligne le 2 juin 2017
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Bordeaux : l’hôtel de police évacué après une attaque à la batte de base-ball

Sud Ouest, 02/06/2017 à 12h56

Ce n’était pas un exercice. Toute une aile de l’hôtel de police de Bordeaux Meriadeck a dû être évacuée ce vendredi matin. Principe de précaution oblige, plusieurs centaines de personnes, public à l’accueil, justiciables dans les bureaux et personnels ont été priées de sortir à l’arrière du bâtiment.

Vers 10 heures, une voiture blanche immatriculée dans le Morbihan est arrivée en trombe devant le commissariat, a freiné brutalement pour se stationner de travers sur l’espace réservé aux policiers. Encagoulée et armée d’une batte de baseball, une femme s’en est extraite et a foncé vers la porte d’entrée.

En furie

En cette période de Vigipirate renforcé, les portes sont fermées avant une fouille systématique dans un sas de chaque personne qui se présente. En furie mais sans dire un mot, la femme s’est acharnée à coup de batte sur l’interphone de l’hôtel de police.

Rapidement maîtrisée, la jeune femme, âgée de 25 ans a été conduite dans les étages, insultant et menaçant les policiers au passage. Elle devrait voit un médecin qui pourra dire si son état mental est compatible avec une mesure de garde à vue. C’est la direction interrégionale de la police judiciaire de Bordeaux qui est chargée de faire la lumière sur cet événement. Seulement après, le parquet de Bordeaux pourra donner une qualification pénale adaptée aux faits.

Les démineurs appelés

En cette période tendue où des policiers sont pris pour cible, il fallait éviter la panique. Mais le véhicule garé devant le commissariat pouvait inquiéter. Par précaution, le service des démineurs a été appelé et un large périmètre de sécurité a été délimité.

Vers 11 h 30, le doute a été levé sur la présence ou non d’explosif dans la voiture. Les rubalises ont été ôtées, les policiers ont pu regagner leurs bureaux et la circulation a repris normalement.