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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Besançon (Doubs) : un peu de rage contre la machine à expulser et à enfermer
Article mis en ligne le 13 juin 2017
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Un peu de rage contre la machine à expulser et à enfermer

Indy Nantes, 13 juin 2017

Ces dernières nuits de forte chaleur, on tenait plus en place et la rage suscitée par la condamnation de la compagnonne à Aachen et le refus de libération conditionnelle de Damien, toujours incarcéré à Fleury, nous a incité à sillonner les rues à la recherche de cibles appropriées.

Nous avons repensé aussi à celles et ceux qui vont passer devant les tribunaux pour s’en être pris à la machine à expulser et ses responsables.

C’est donc tout naturellement que deux véhicules de Securitas (qui assurent la sécurité dans les camps) se sont retrouvés à plat. Comme quoi, ils sont pas si verisure en réalité^^

Notre deuxième attaque s’est porté sur un véhicule de la mairie, toujours prête à rendre cette ville propre, aseptisée, accordant toujours plus d’espace à la consommation, à l’abrutissement de masse. Elle s’est dernièrement manifestée en refoulant les migrants toujours plus loin du centre-ville, à coups de flics ou de mobilier anti-squat : que ce soit ceux qui dormaient sur la place Granvelle, ou ceux qui trouvaient un abri à Chamars. Alors que touristes et consommateurs commencent à affluer, il s’agit de refouler les indésirables que les bourgeois pourraient voir...

Alors qu’on rentrait de notre balade, une agence immobilière a vu sa serrure engluée. Cela s’est fini pareil pour une agence intérim ADECCO, réputée pour exploiter les sans-pap et les balancer aux flics. Et puis bon, faut dire qu’on déteste le travail et la propriété, et vu que la ville regorge de leurs promoteurs...