" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Toulouse : Petits vandalismes pour combler l’ennui
Article mis en ligne le 20 juin 2017
Imprimer

Petits vandalismes en milieu urbain

Indy Nantes, 20 juin 2017

Petits vandalismes pour combler l’ennui

« À défaut de faire des gros dégâts, ça fera demain matin quelques personnes qui ne bosseront pas. »

Comme on s’ennuyait un lundi soir dans la métropole asceptisée de Toulouse, on a décidé de flâner dans les rues équipées d’un petit tournevis et d’un marteau brise-vitre.

Nous avons crevé les pneus d’une douzaine de voitures sérigraphiées de constructeurs de taules, d’acteurs de la gentrification et de la communication : Orange, Eiffage, Engie, GRDF, SPIE, Bouygues, promoteurs immobiliers et architectes. Puis tant qu’à faire, lorsque l’occasion s’est présentée, nous avons éclaté deux sucettes de feu JC Décaux.

Les rues et les places ne sont plus des lieux de vie mais des lieux de passage et de consommation vidéosurveillés et fliqués. D’un même mouvement, nos vies sont de plus en plus numérisées, traquées et fichées avec l’élargissement des réseaux télécom’. On gerbe sur vos ramblas, on déteste votre contrôle, votre état de droit d’urgence et tou.te.s celleux qui y participent.

Ces petites promenades improvisées ne sont qu’une modeste contribution, un caillou dans la chaussure de nos ennemi.e.s.

Des schlagues dans la nuit