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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Rennes : 9 mois et un an ferme pour les manifestants accusés de l’attaque du gendarme à moto
Article mis en ligne le 21 juin 2017
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Rennes : des peines de prison ferme pour les agresseurs de deux motards de la police

France Bleu Armorique, 21 juin 2017 à 22:43

Lors d’une manifestation non autorisée à Rennes, un motard de la police avait dû sortir son arme de service alors qu’il était encerclé par sept militants radicaux. Sa collègue avait aussi subi des coups. Cinq manifestants comparaissaient ce mercredi. Des peines de prison ont été prononcées.

Le 27 avril dernier sur le pont de l’Alma à Rennes, lors d’une manifestation "Ni Le Pen, ni Macron" organisée entre les deux tours de la présidentielle, un motard de la police avait dû sortir son arme de service, sans ouvrir le feu, alors qu’il venait de subir des coups de la part de manifestants radicaux. Sa collègue également motard avait été aussi agressée juste avant. Ce mercredi 5 manifestants radicaux, âgés de 23 à 31 ans, ont comparu devant le tribunal correctionnel de Rennes ; 2 d’entre eux sont détenus. Ils avaient été interpellés le 30 mai dernier à leur domicile.

Surveillance sous bracelet

Des peines de 9 mois de prison ferme ont été prononcées à l’encontre de 3 d’entre eux reconnus coupables de "violences avec arme et en réunion sur une personne dépositaire de l’autorité publique". Ils ont accepté leur placement sous surveillance électronique. Ils écopent en outre de 3 ans d’interdiction de manifester à Rennes. Un autre, âgé de 23 ans, et qui était muni lors de la manifestation d’un flexible de douche, a été condamné à 12 mois de prison ferme ; il reste en détention. Une relaxe a été prononcée à l’encontre du 5è prévenu faute de preuves suffisantes.


AFP, 22/06/2017 à 08:23

Deux des condamnés à 9 mois de prison, poursuivis comme l’ensemble des prévenus pour violences en réunion, pris en photos à proximité du motard, avaient contesté avoir porté des coups. Mais la jurisprudence veut que la violence d’un seul membre d’un groupe fait présumer de la violence de tous [c’est l’ "ttroupement armé"], a expliqué à l’AFP Me Catherine Glon, une des avocats de la défense.

La troisième personne condamnée à neuf mois a reconnu aussi avoir manifesté, mais en queue de cortège, alors que les faits s’étaient produits en tête de cortège. Les quatre condamnés devront verser solidairement 1.000 euros de dommages et intérêts à la policière et 1.800 euros au policier. Le ministère public avait requis des peines de 12 mois d’emprisonnement à l’encontre de trois d’entre eux, et de neuf mois pour les deux autres.


Libération, 22 juin 2017 à 09:50

Sur les bancs des prévenus, poursuivis pour « violences aggravées » et dont deux sont en détention préventive, personne ne bronche. Etudiant en architecture, en philosophie ou sans emploi, deux d’entre eux reconnaissent avoir été dans le groupe d’agresseurs mais contestent avoir donné des coups. Quant aux trois autres, ils nient avoir été sur les lieux au moment de l’agression. Il est vrai qu’en guise de pièces à conviction, la justice ne dispose essentiellement que des vêtements et accessoires (lunettes de ski, foulard) repérés sur des photographies et saisis en partie lors des perquisitions menées chez les prévenus, pour la plupart associés par les policiers à la « mouvance anarchiste radicale rennaise ». Tous se disent quant à eux allergiques à la violence, même quand ils ont été photographiés, pour l’un d’entre eux, le pied levé vers la moto.