" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Kouaoua (Kanaky/Nouvelle Calédonie) : sabotage incendiaire contre la mine de nickel
Article mis en ligne le 9 juillet 2017
Imprimer

La serpentine de Kouaoua incendiée, le maire avance la piste criminelle

Les Nouvelles Calédoniennes, 09.07.2017 à 14h57

Ce dimanche matin, un incendie a détruit une partie du tapis roulant servant à transporter le minerai de nickel à Kouaoua, sur une mine de la SLN. Les agents de la SLN ont eux-mêmes arrêté l’incendie qui s’est déclaré à 4 h 30.

Le maire de la commune, Alcide Ponga, a publié des photos du sinistre sur son compte Facebook, en avançant la thèse de l’incendie criminel.

« Tout est allé très vite. Trop vite pour qu’il n’y ait pas un accélérateur de feu ou un carburant », estime le maire de Kouaoua, Alcide Ponga, contacté par téléphone ce dimanche.

Le tapis roulant d’une dizaine de kilomètres, également appelé la « serpentine » a été incendié sur près de 200 mètres.

« Personne n’a besoin de ça en ce moment dans la mine », a encore précisé le maire de la commune, dépité.

Le 28 janvier 2016, la serpentine avait déjà fait l’objet d’un acte de vandalisme. Le tapis roulant avait été incendié sur une cinquantaine de mètres. La piste criminelle était déjà évoquée. La réparation de l’équipement avait pris une dizaine de jours, pour un coût estimé à une vingtaine de millions. L’arrêt du tapis roulant avait entraîné une perte de production de 10 000 tonnes par semaine.


N-Calédonie : incendie sur des installations de la Société Le Nickel

AFP, 09 juillet 2017 à 14h14

Un incendie a en partie détruit un tapis roulant servant à transporter le minerai de nickel à Kouaoua en Nouvelle-Calédonie sur une mine de la Société Le Nickel (SLN), a-t-on appris dimanche auprès du maire de la commune, qui soupçonne "un acte criminel".

Les faits se sont produits sur un des quatre centres miniers de la SLN, filiale du groupe Eramet, qui alimentent l’usine métallurgique située à Nouméa.

Surnommée la "serpentine", le tapis roulant de 11 kilomètres qui achemine à Kouaoua (175 km de Nouméa) le minerai de nickel de la mine au bord de mer, a été dévasté sur 200 mètres par un incendie.

"Tout est calciné il ne reste plus que les câbles. Ils ont du utiliser un accélérateur (de feu, ndlr) pour que ça brûle de façon aussi rapide et efficace", a déclaré à l’AFP Alcide Ponga, maire de Kouaoua.

Il a précisé que le sinistre, objet d’une enquête de gendarmerie, avait eu lieu à 4h30 dimanche matin, et a estimé que "la SLN était directement visée" par ce qui est à ses yeux "un acte criminel organisé".

"Ce ne sont pas des petits délinquants qui ont fait ça, ce n’est pas un travail d’amateurs", a-t-il également indiqué. En janvier, ce convoyeur avait déjà été la cible d’un acte de vandalisme et avait brûlé sur une quarantaine de mètres.

La cheffe du centre SLN de Kouaoua a par ailleurs déclaré sur la radio RRB qu’une cellule de crise "était en train de faire un diagnostic technique des travaux à réaliser et du délai de remise en état du tapis qui est le seul moyen de production" de cette mine.

La direction de la SLN n’a pu être jointe dans l’immédiat.

Cet incendie intervient alors que l’entreprise, premier employeur privé du Caillou, est en grande difficulté, à cause de l’effondrement des cours du nickel, composant de l’acier inoxydable. Elle perd actuellement 20 millions d’euros par mois, après cinq exercices déficitaires consécutifs.