" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Saint-Laurent-sous-Coiron (Ardèche) : Les communications ennemies partent en fumée [re-mis à jour]
Article mis en ligne le 19 juillet 2017
Imprimer

Les sabotages, revendiqués par des libertaires, se succèdent en Auvergne Rhône-Alpes

20Minutes, 19/07/17 à 16h24

Dans la Drôme, en Ardèche et en Isère, des incendies criminels ont ravagé depuis fin mai des antennes-relais et une partie des locaux d’un fournisseur d’énergie. Des centaines de milliers de foyers se sont retrouvées privées de réseau de téléphonie, radio et TNT.

En Ardèche, en Isère et dans la Drôme, les forces de l’ordre et les opérateurs sont sur les dents. Ces dernières semaines, plusieurs émetteurs de télévision et de téléphonie mobile et un fournisseur d’énergie ont été la cible d’actes de malveillance. Des incendies criminels qui ont tous été revendiqués par la suite par des groupes libertaires.

Dernier sabotage en date, dans la nuit de lundi à mardi, une antenne-relais, située à Saint-Laurent-sous-Coiron, en Ardèche, a été très endommagée par les flammes. Depuis, des dizaines de milliers de foyers du sud du département sont privées de réseau de téléphonie mobile. Près de 165.000 ménages de l’Ardèche mais également de la Drôme (autour de Montélimar) n’ont plus accès à certaines chaînes de radio ou à la TNT, selon France Bleu. Un préjudice estimé pour l’heure à plusieurs centaines de milliers d’euros.

Mercredi matin, un groupe libertaire se présentant sous le nom d’Individualités Sauvages, a revendiqué cet incendie sur une plateforme anarchiste de la région nantaise, allant jusqu’à décrire le mode opératoire utilisé. Dans un texte intitulé Attaques incendiaire pylône télécommunication, les militants décrivent les lieux visés et expliquent leur opération commando.

Un mode opératoire décrit avec précision :
« Aux abords du col de l’Escrinet, point culminant de la route qui assure la liaison entre Privas et Aubenas, une antenne relais, une grappe d’édifices d’inspiration militaire, une clôture de 30 pas par 30 pas, des logos bien connus, Bouygues, SFR, Free, Orange. C’est là que nous décidons d’attaquer, là où sont concentrées les technologies nécessaires à la couverture de milliers de foyers en téléphonie fixe et mobile, en TV et Radio. Là où nous pouvons provoquer une syncope temporaire dans l’écoulement frénétique des informations et communications ».

Leur revendication est prise au sérieux par les enquêteurs d’autant que depuis fin mai, c’est la quatrième fois que des groupes anarchistes revendiquent des actes criminels similaires en Auvergne Rhône-Alpes. Le 11 juin, l’antenne-relais de Piégros-La-Clastre, dans la Drôme, avait également été incendiée, privant des dizaines de milliers de foyers de la Vallée de la Drôme et du Diois de radio, réseaux mobiles et de la TNT. Quelques jours après, des anarchistes se baptisant Des enfants avec des allumettes avaient également revendiqué le sabotage sur une plateforme libertaire. Le descriptif des lieux et des faits laissaient alors peu de doute sur l’implication des libertaires.

« Après une randonnée nocturne dans la forêt, nous nous en sommes pris aux antennes relais de Piégros la Clastre. Une fois avoir coupé les grillages et forcé le local technique on a incendié tout ce qu’on a pu. La tristesse et l’agression se sont alors transformées à ce moment-là en joie et en sourires complices. Ce monde nous dégoûte, nous n’en attendons plus rien. Nous voulons juste y jouer pour accélérer chaque fois un peu sa destruction ».

Enedis visé à Crest et à Grenoble

Dans la nuit du 8 au 9 juin, ce sont les locaux du fournisseur d’énergie Enedis (ex ERDF) qui avaient été en partie ravagés par les flammes à Crest (Drôme), quelques jours seulement après que onze véhicules de la même société ont été détruits par les flammes à Grenoble (Isère). Ces deux autres incendies criminels avaient également été revendiqués par des activistes.

Dans ces affaires, des enquêtes ont été ouvertes par la sûreté départementale de Grenoble et les groupements de gendarmerie de la Drôme et de l’Ardèche. Contactée ce mercredi par 20 Minutes, la gendarmerie de l’Ardèche n’a souhaité faire aucun commentaire sur le dernier sabotage en date, « une enquête judiciaire étant en cours ».

L’opérateur SFR, dont les clients ont été nombreux à être touchés par les conséquences de cet incendie criminel survenu à Saint-Laurent-sous-Coiron, n’était pour l’heure pas joignable pour s’exprimer sur ce sujet.


Une antenne relais incendiée en Ardèche : 165.000 foyers touchés

France Bleu Drôme-Ardèche, 18 juillet 2017 à 18:11

Une antenne relais de Saint-Laurent-Sous-Coiron, dans le Sud Ardèche, a été touchée par un incendie, dans la nuit de lundi à mardi. 165.000 foyers ardéchois et drômois sont privés de TNT et de certaines radios. Le réseau mobile SFR est aussi touché. Il s’agit d’un acte de malveillance.

L’antenne relais de la Crête de Blandine à Saint-Laurent-sous-Coiron, au-dessus du col de l’Escrinet, en Ardèche a été incendiée dans la nuit de lundi à mardi. Un feu volontaire contre ce pylône installé dans un site assez isolé.

165.000 foyers touchés

Cet acte de vandalisme a été constaté vers 5 h ce mardi matin. Les conséquences sont énormes : des dizaines de milliers d’habitants du Sud de l’Ardèche se retrouvent privés de téléphone portable : il n’y a plus de réseau mobile. Un responsable régional d’SFR explique que c’est un site stratégique qui a été pris pour cible puisque cette antenne en dessert une quarantaine d’autres. Résultat, plus de réseau pour plus de 40.000 clients SFR dans un large triangle entre Privas, Aubenas et la Lozère du côté de Langogne. Les techniciens de l’opérateur mobile sont mobilisés pour faire un diagnostique des dégâts et évaluer les moyens à mettre en oeuvre pour rétablir au mieux et au plus vite le service. Certains clients ont déjà été raccordés.

Privés de TNT et de certaines radios

165.000 foyers ardéchois et drômois (secteur de Montélimar) ne captent plus les radios de Radio France dont France bleu Drôme Ardèche et du groupe NRJ. Cette antenne relais qui couvre Privas alimente aussi celles d’Aubenas, Asperjoc, Largentière, Les Vans, et Vallon-Pont-d’Arc. Autre conséquence, sur la télévision : les chaînes de la TNT sont impactées.

Une enquête est ouverte

Les gendarmes ont procédé à des constations sur les lieux, ce mardi matin. Les premiers intervenants ont été auditionnés. Le préjudice est énorme. Il n’a pas encore été chiffré pour l’instant, mais il dépasserait largement les 500.000 euros.

Pas de revendication

Il y a un mois, c’est dans la Drôme qu’un pylône de TDF (Télédiffusion de France) avait été incendié : à Piegros-la-Clastre. Acte revendiqué quelques jours plus tard par un groupe d’anarchistes qui se fait appeler "Des enfants avec des allumettes". Cet incendie avait fait 200.000 euros de dégâts et surtout privé de télé et de réseau mobile 45.000 Drômois.


Les communications ennemies partent en fumée.

Indy Nantes, 19 juillet 2017

Attaques incendiaire pylone télécommunication

Aux abords du col de l’escrinet, point culminant de la route qui assure la liaison entre Privas et Aubenas ; une antenne relais, une grappe d’ édifices d’inspiration militaire, une clôture de 30 pas par 30 pas, des logos bien connus, Bouygues, SFR, Free, Orange.

C’est là que nous décidons d’attaquer, là où sont concentrées les technologies nécessaires à la couverture de milliers de foyers en téléphonie fixe et mobile, en TV et Radio. Là où nous pouvons provoquer une syncope temporaire dans l’écoulement frénétique des informations et communications.

Le décervelage cathodique, l’abrutissement radiophonique ou l’aliénation profonde occasionée par les téléphones nous sont intenables. Nous faisons ici l’économie d’une critique argumentée des médias car leurs ravages manifestes obligent plutôt les imbéciles à les défendre qu’à nous de les condamner. Nous ne caressons ni l’illusion de démanteler les entreprises imputables de l’intoxication des consciences ni l’espoir de déclencher un réveil desdites consciences. Si certaines personnes se réjouissent de ce court répit dans l’enfer communicationnel tant mieux, les autres, on les emmerde. Qu’elles continuent à payer leurs abonnements, à acheter de nouveaux écrans, à mettre des tablettes dans les mains des enfants. Nous ne nous battons pas pour elles, au contraire, elles font partie du problème.

Partant du constat que la technostructure qui nous enchaine est omniprésente, nous pouvons la saboter partout, tout le temps. En nous lancant témérairement à l’assaut de ses forteresses et/ou en perforant les points faibles et sensibles de ses remparts. Nous ne postulons aucune préférence stratégique, l’essentiel est d’attaquer. Tout ce qui peut nuire à la normalité mortifère de cette société qui nous a vu naitre par erreur peut être tenter. Avec ténacité.

A celleux qui nous lisent et nous avisent qu’il est trop tôt ou trop tard pour être offensif.ve. A celleux qui échaffaudent Plans et Stratégies pour une éventuelle et lointaine révolution. A celleux qui s’accomodent et s’accoquinent avec les institutions et organisations des pouvoirs, qui refusent de rompre avec les logiques de composition, de séduction et d’instrumentalisation. A celleux qui fantasment sur de supposés sujets révolutionnaires qu’ielles entendent instruire, massifier et aiguiller vers le Grand Soir. Nous leur rappelons qu’ils n’y aura ni date ni lieu pour leur foutue révolution. Chaque instant demeure indistinctement propice à nos révoltes et à l’attaque contre l’ordre existant. Pourquoi attendre ? Agissons maintenant.

Aussi, dans la nuit du lundi 17 juillet nous avons pénétré dans le site Télécom de Saint Laurent Sous Coiron, coupé les clôtures, forcé les portes avec pince et pied de biche et foutu le feu avec de l’essence au matériel éléctronique de plusieurs locaux et antennes avant de rejoindre l’obscurité complice des bois.

Nous envoyons une pensée combative aux personnes qui assument leurs idées même face à la répression, aux personnes qui traduisent des textes rendant la communication possible entre les rebelles. L’attaque est aussi un état d’esprit, celui de refuser la logique de la soumission. Force et courage aux individualistes en italie, aux compas en taule refusant la docilité, à celleux qui cherchent à défricher de nouvelles pistes pour s’en prendre aux pouvoirs en elleux mêmes, qui ne laissent rien passer, qui ont le courage de ne pas vouloir remettre à plus tard la domination qu’ielles créent. Plus grand chose à proposer à part des élans d’affection et quelques incendies. Toujours en conflit,

Individualités Sauvages

En annexe une petite carte postale :

Chères compas, nous avons vu les belles images de vos vacances à Hambourg, vous avez l’air de prendre du bon temps ! Cependant comme dans tous les week ends touristiques à l’étranger il y a toujours de moins bons souvenirs. Aussi nous nous posons quelques questions. la 1ère étant sans doute : mais qu’est ce que vous voulez au fond ? Si l’amusement que l’on peut tirer de ce genre de city trip nous sembles assez évident (visiter des sites touristiques, allumer des barricades,s’affronter avec la polce,piller des magasins,ramener de petits souvenirs à ses proches,...). Nous devons aussi assister au spectacle bien triste,celui du militantisme. Nous voyons ainsi des dissociation quant à des incendies de voitures de "prolétaires",de pillages de magasins qui ne seraient pas assez capitalistes,nous voyons aussi que la critique des rendez-vous avec le pouvoir est une fois de plus balayé par cet argument imparable :" on s’en fout,on sera pleins et on va foutre la merde".

Biensur nous sommes pour la propagation du chaos mais le propre du chaos est d’être désordonné et imprévivsible. là nous assistons juste a une triste mise en scène. le pouvoir est partout et les messes de l’ultra-gauche n’y changerons rien. le propre de la guerilla est de frapper fort là où on ne l’attend pas. Qu’est ce que vous attendez encore de la société ? des médias ? du pouvoir ? des gens ? Vous y croyez encore à la révolution vous ?

Attaquons l’ennemi partout sans attendre ni demain ni les rendez-vous. Attaquons en nous-mêmes. Pour la liberté ici maintenant,Pour la propagation du chaos ici maintenant.

Pour un anarcho-tourisme responsable.