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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

[Brochure] : Le fond de l’air est rouge
Article mis en ligne le 20 juillet 2017
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[Reçu par mail]

Une nouvelle publication vient de voir le jour :
Jack Déjean, Le fond de l’air est rouge (Caen), juillet 2017, 26 p.

On peut trouver le pdf ci-contre pour imprimer et faire tourner la brochure.

Au sommaire :
- Gauchisme et néogauchisme
- (Philosophies de la) Postmodernité
- L’individu postmoderne
- Conceptologie, adaptabilité et opportunisme
- Realpolitik et pragmatisme
- Avant-gardisme
- Réseaux et rhizomes : l’organisation 2.0
- Le (dé)constructivisme est relativiste et désarmant
- Instituant et institué sont dans un bateau
- Contre le morcellement, contre l’unité, la révolution sociale.


"Le mouvement révolutionnaire a muté en milieu radical. Miroir grotesque de l’époque, il ne croit lui-même plus en la révolution. Ne s’y envisage pas vraiment la rupture avec ses propres conforts et ses habitudes. Il est réaliste, pragmatique, (post)moderne. Il surfe sur Internet et cherche à être reconnu par les défenseurs et défenseuses de l’ordre existant et ses faux et fausses critiques plutôt qu’à se constituer en force autonome. Il ne fonctionne plus que par la culpabilité et le ressentiment, façonne des êtres empêtrés dans des déterminismes qu’ils renforcent au lieu de les rendre caduques. La stratégie remplace l’éthique, et l’éthérée intelligence collective l’auto-organisation.

En même temps, continue à se jouer la musique de la révolte, partout, tout le temps. En souterrain se fissure le carcan de la délégation et de la représentation, de nouvelles complicités se tissent, la détermination de ne pas se laisser faire se partage, de beaux pavés dans la gueule des flics sont jetés, et des actes de générosité et de solidarité sont quotidiens.

Il reste encore bien des envies et des possibilités pour que les mauvais jours finissent. Ne perdons pas de temps avec les illusions gauchistes. Espérons qu’elles seront bien vite balayées par un souffle révolutionnaire et libertaire."

[Extrait de l’introduction]