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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Cologne (Allemagne) : une lettre de prison de Lisa
Article mis en ligne le 25 juillet 2017
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Cher-e-s compagnon-ne-s,

j’aimerais vous remercier à nouveau de la solidarité et du soutien que vous avez exprimés de différentes manières, depuis le début et particulièrement durant ce procès, aussi bien dans la salle du tribunal que de loin.

A tant de moments ces gestes m’ont offert énergie et chaleur et, évidemment, ils ont renforcé ma conviction que la lutte se poursuivra toujours, dans n’importe quelle condition et indépendamment des obstacles mis sur le chemin.

Justement parce que je sais exactement comment fonctionne la justice et que je connais la manie persécutrice de l’Etat et puisque dans ce procès le tribunal, le Parquet, les flics et la presse avaient besoin de coupables, je ressens énormément de rage. Une rage contre ce monde misérable et totalement inégal dans lequel on nous impose le droit des puissants. Une rage contre ce système de punition, d’oppression et de confinement pour toutes celles et ceux qui ne rentrent pas dans son cadre. Une rage face à toute la manipulation, la farce et le mensonge dont on alimente l’opinion publique … et bien-sûr, beaucoup plus de rage encore due à tant d’autres choses.

Cette fois, c’est moi que cela a touché, mais à d’autres moments ce sera d’autres et peut-être même chacun-e d’entre nous, particulièrement celles et ceux qui suivent leur chemin avec dignité et force. Mais ne laissons pas l’Etat et ses sbires nous soumettre.

La prison n’est jamais la fin ; ces conditions aggravées nous incitent encore plus à continuer à défendre la vie et les valeurs que nous représentons.

La lutte continue, – ici dedans, comme dehors–, jusqu’à ce que tombent toutes les prisons et que toutes les formes de domination et d’autorité soient détruites.

Beaucoup de force et de solidarité à tou-te-s les compagno-ne-s poursuivi-e-s et emprisonné-e-s partout !

Liberté pour toutes et tous.

Lisa
Juin 2017

Nous rappelons qu’on peut écrire à la compagnonne à cette adresse :

Lisa, nº 2893/16/7
Justizvollzuganstanlt (JVA) Köln
Rochusstrasse 350
50827 Köln (Allemagne)

[Traduit de l’espagnol d’Indy Barcelone, 24 jul 2017]