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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Sens (Yonne) : régler ses comptes sans médiation
Article mis en ligne le 25 juillet 2017
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Yonne : sept mois de prison de ferme pour avoir vandalisé deux banques à Sens

France Bleu Auxerre mardi 25 juillet 2017 à 19:08

Un Sénonais de 48 ans a été condamné mardi pour des dégradations commises contre deux agences bancaires. Il n’en était pas à sa première.

Dans l’une (le CIC), il avait endommagé une porte vitrée et taguée la façade avec une bombe de peinture. Dans l’autre, la Caisse d’Épargne, il avait jeté un écran d’ordinateur à terre. L’individu a été jugé responsable de ses actes malgré des problèmes psychiques évidents.

Déjà été condamné en 2015 pour avoir défoncé la vitrine du CIC avec sa voiture

Aucune revendication politique dans ces dégradations, seulement l’expression d’un homme frustré de sa situation bancaire. Ancien toxicomane, aujourd’hui sous curatelle, il n’a comme revenu que l’allocation adulte handicapé et ne peut pas utiliser son argent comme il l’entend. "Je n’ai pas d’autre moyen de manifester mon mécontentement" commente le prévenu. "Mais il y a du personnel derrière ces vitres" rappelle l’avocat du CIC.principalement des femmes qui ont peur de cet homme. Et elles s’interrogent" poursuit l’avocat, " il aurait dû se soigner et la justice avait prévu de le renvoyer en prison s’il ne le faisait pas"

"aucune revendication"

Or il ne s’est rien passé de tout ça. L’homme est même revenu narguer les guichetières au point que l’une d’elle a demandé sa mutation. Ce problème manifeste de suivi judiciaire a facilité la récidive. Cela fait trois ans que l’individu a arrêté de prendre des médicaments.Le tribunal l’a de nouveau condamné à une obligation de soins avec interdiction de résider à Sens.