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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Perpignan (Pyrénées-Orientales) : quadruple évasion du centre de rétention par les égoûts
Article mis en ligne le 1er août 2017
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Perpignan : ils s’évadent du centre de rétention par la bouche d’égout

L’Indépendant, 27 juillet à 17h45

Les faits remontent au 26 mars dernier. Ce jour-là, au centre de rétention administrative de Perpignan, quatre personnes de nationalité étrangère soulèvent une grille et, empruntant les conduits d’évacuation des eaux usées, arrivent à s’évader du lieu de rétention. A leur sortie un complice leur permet de quitter les lieux en voiture. Une fuite rendue possible grâce à la complicité de plusieurs retenus qui ont formé un mur humain dans la cour détournant ainsi la vigilance des gardiens et des caméras de vidéo-protection. Des faits qui ont valu aux complices quatre mois d’emprisonnement et cinq ans d’interdiction du sol français avec une mesure d’expulsion du territoire national.

Alors que trois des évadés ont gagné l’Espagne, un quatrième de 22 ans et de nationalité algérienne préfère rester en France. Sans papiers, il rejoint Nîmes où il travaille « au noir » sur plusieurs chantiers en toute illégalité. Dimanche 23 juillet, le jeune homme est interpellé dans la cité gardoise, dans le cadre d’une affaire de violences en réunion sans que sa culpabilité ne soit engagée dans cette histoire. Cependant, il donne une fausse identité aux policiers qui l’interrogent et essaye en vain de se faire passer pour un mineur.

Dès lors que son identité est établie, l’individu reconnaît les faits du 26 mars et il est incarcéré pour « soustraction en réunion à une mesure de surveillance », avant de passer ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Perpignan en comparution immédiate.

Pour le procureur de la République et bien que le jeune homme ne possédait pas de casier judiciaire, le délit pénal est caractérisé. « La République aurait pu lui donner une chance et des circuits de solidarité existent pour cela au centre de rétention. Il a décidé de quitter le circuit de la solidarité pour regagner, par les égouts, celui de la clandestinité ».

Suivant les réquisitions du procureur, le tribunal l’a condamné à 6 mois d’emprisonnement, et donc à son maintien en détention, ainsi que 5 ans d’interdiction du territoire français en sachant qu’une mesure d’expulsion interviendra pendant sa détention.