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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

[Affiches] : Beau comme une voiture de flics qui brûle
Article mis en ligne le 20 août 2017
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Indy Grenoble, mardi 15 août 2017

Affiches collées dans les rues de Saint-Malo, Rennes, Paris, Clermont-Ferrand, Dijon et Besançon, en solidarité avec les compagnon.e.s Kara et Krème, toujours incarcéré.e.s à Fleury-Mérogis pour l’affaire de la voiture de flics cramée sur le quai de Valmy le 18 mai 2016 à Paris.

BEAU COMME UNE VOITURE DE FLICS QUI BRÛLE

Printemps 2016 : la rage dans les rues ébranle ce pays résigné, comme cela n’est plus arrivé depuis une dizaine d’années. L’énième loi qui raccourcit un peu plus l’une de nos nombreuses chaînes – l’esclavage salarial – est la goutte d’eau qui fait déborder un vase plein d’exploitation, d’état d’urgence, de toute puissance policière, de paranoïa, de vie virtuelle et de futurs promis qui ressemblent trop à ce morne présent. Les villes de France sont sillonnées par des manifestations ravageuses, des petits moments de vie se construisent sur la destruction de ce qui nous opprime tous les jours.

Le 18 mai à Paris, une manif sauvage répond comme il se doit à un rassemblement de keufs se plaignant que tout le monde déteste la police. Une voiture sérigraphiée des flics est attaquée, ses vitres brisées, l’un des deux flics mange quelques coups, puis la bagnole crame. Immédiatement après, et durant l’année qui s’en suit, neuf personnes sont inculpées pour ce feu de joie. Certaines d’entre elles ont passé de longues périodes en prison, tandis qu’une autre demeure introuvable pour la Justice. Toutes passeront en procès à Paris du 19 au 22 septembre.

Deux anarchistes, Kara et Krème, sont toujours en prison à l’heure actuelle.

Nos pensées vont à eux en particulier parce que nous partageons à leurs côtés le rêve d’un monde de liberté, dans lequel la police, ainsi que toutes autorités, toutes entraves à la liberté pleine et indivisible de chaque individu, ne seraient plus qu’un lointain souvenir.

Parce que la police est au service des riches et des puissants et que c’est sa raison d’existence.

Parce qu’il ne peut pas y avoir de police gentille. La police humilie, enferme, viole et assassine tous les jours.

Parce que nous sommes nombreux à détester la police, bien que ce ne soit pas toujours par amour de la liberté de chacun.e.

Parce qu’on peut s’opposer aux oppresseurs et à leurs larbins en uniforme (pas toujours bleu) de mille manières...

Parce qu’une voiture de flics qui flambe, c’est un bon début, alors poursuivons les hostilités !

FEU ET FLAMMES CONTRE CE MONDE D’AUTORITÉ !

LIBERTÉ POUR KARA ET KRÉME,

LIBERTÉ POUR TOUTES ET TOUS !