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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Besançon (Doubs) : banderoles solidaires avec kara et krem
Article mis en ligne le 23 août 2017
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A chaque bagnole de flics souffle un vent de liberté !

Indy nantes, 23 août 2017

Dans la nuit du 21 au 22 août, des banderoles solidaires ont été déployées à deux points stratégiques de Besançon et de son agglomération.

A l’entrée du quartier de Planoise, sur la passerelle Allende, deux banderoles portant l’inscription « La liberté fleurira sur le cadavre de la police » et « A chaque bagnole de flics cramée souffle un vent de liberté – Solidarité avec Kara et Krème, Liberté pour tout.te.s » ont été déployées au-dessus de la voie du tramway et d’une deux-voies à sens unique.
Cet endroit n’a bien sûr pas été choisi au hasard, puisqu’ici la haine des flics se traduit régulièrement par des émeutes, et nous avons encore présent à l’esprit la chaude nuit du 14 juillet dernier. Sans oublier que depuis cette même passerelle, des patrouilles de police sont régulièrement accueillies par des jets de pavés.

Enfin, au-dessus de la 2X2 voies entre Saint-Vit et Besançon, au niveau des voies d’accès à l’autoroute A39, deux autres banderoles "Liberté pour Kara et Krème, Liberté pour tou.te.s !" et « A chaque voiture de flics cramée souffle un vent de liberté » ont été accrochées à un pont.

Alors que débute la semaine de solidarité internationale avec les prisonnier.e.s anarchistes, nous saisissons donc cette occasion pour envoyer de chaleureuses salutations aux deux anarchistes toujours enfermé.e.s à Fleury-Mérogis pour l’affaire de la bagnole de flics cramée le 18.05.2016 quai de Valmy à Paris, en pleine période agitée contre la loi « travaille ! ».
De plus, nous partageons l’attitude des deux compagnon.ne.s, qui consiste à refuser les catégories de la justice, à savoir le rôle d’innocent et de coupable tant souvent endossé par les personnes inculpées : accepter ces rôles ne fait que renforcer l’État et sa machine judiciaire, à séparer les "gentil.le.s" des "méchant.e.s" et à alourdir les peines de celles et ceux qui gardent une position digne face à la justice.

Que notre solidarité résonne de partout en vue du procès qui se tiendra du 19 au 22 septembre à Paris !
Liberté pour tou.te.s !