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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Paris : dernière ligne droite pour s’en prendre à un vaisseau amiral de la barbarie étatique
Article mis en ligne le 22 septembre 2017
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On pourra aussi relire :
- "Paris : un peu de rab pour s’en prendre au nouveau Palais de Justice" (8 octobre 2016)
- "Paris-17e : une barbarie de plus à combattre... et c’est moins loin !" (18 novembre 2015),
- "Paris : une (petite) raison de plus pour s’opposer à la construction du nouveau Palais de Justice" (11 mai 2015),
- "Paris : avis aux amateurs, pose de la première pierre pour le chantier du nouveau Palais de Justice" (8 mai 2015),
- "Paris : avis aux amateurs, le flux fragile de la construction du nouveau Palais de Justice" (23 mars 2015),
- "Paris : les travaux du monstre nommé "cité judiciaire" (90 salles d’audience) vont commencer" (13 janvier 2013)


De l’île de la Cîté aux Batignolles : les premiers pas des magistrats dans le futur palais de justice de Paris

France info, 21/09/2017 | 21:37

Franceinfo a pu visiter le futur Palais de justice de Paris, installé dans le quartier des Batignolles, à sept mois d’accueillir ses premières audiences.

Un bâtiment de 38 étages et 120 000 mètres de carrés de surface surplombe désormais le quartier des Batignolles, à Paris. Le nouveau palais de justice de Paris est quasiment terminé. Franceinfo a pu le visiter, jeudi 21 septembre, en même temps que quelques-uns des magistrats, dont le procureur Molins, qui y travailleront dès son ouverture officielle, en avril prochain.

La salle des pas perdus impressionne par ses dimensions. Ce gigantesque hall blanc et transparent représente la volonté d’une justice "ouverte et accueillante", se réjouit la ministre de la Justice Nicole Belloubet, qui découvre les lieux, en compagnie de l’architecte italien Renzo Piano. Au-dessus, trois énormes blocs de verre se superposent pour culminer à 160 mètres de haut. Plusieurs terrasses fleuries offrent une vue spectaculaire sur Paris.

Le grand déménagement est imminent

Après deux ans de travaux colossaux au bord du périphérique (le plus gros chantier de France), le gros de l’œuvre est terminé. Au printemps 2018, les services du Tribunal de grande instance, actuellement dispersés sur six sites parisiens (dont l’historique Palais de justice de l’île de la Cité), déménageront pour tous se retrouver aux Batignolles, dans 17e arrondissement, au nord-ouest de la capitale.

Le nouveau site pourra recevoir entre 8 000 et 9 000 personnes par jour. Pas moins de 90 salles d’audience ont été construites, dont 60 dédiées aux affaires civiles, les 30 autres pour le pénal. Le personnel du tribunal dispose de 50 ascenseurs pour se déplacer dans ce dédale, alors que le public sera reçu au rez-de-chaussée, où 38 guichets d’accueil ont été installés.

Un site ultra-sécurisé

L’aspect sécurité fut l’une des priorités du chantier : 1 500 caméras seront installées dans les locaux, dont les façades ont été conçues pour résister à des explosions de forte puissance. Juste à côté du Palais de justice se trouve la nouvelle direction régionale de la police judiciaire, qui quitte elle-aussi son mythique siège du 36, quai des Orfèvres. Sur huit étages, cet édifice surnommé "Le Bastion" comporte notamment plus de 200 cellules.

La première audience civile aux Batignolles est fixée au 16 avril 2018. La première audience correctionnelle devrait intervenir la semaine suivante. Quant à la cour d’appel et à la cour d’assises, elles resteront implantées sur l’île de la Cité. Le coût total du chantier, financé par un partenariat public-privé, devrait être supérieur à 2,5 milliards d’euros.


Le nouveau palais de justice de Paris ouvrira en avril 2018

Ouest France, 21/09/2017 à 19:10

Le Palais de justice de Paris quitte l’île de la Cité au cœur de la capitale pour s’installer dans le XVIIe arrondissement. Sur ce nouveau site longeant le périphérique, dans un immeuble de 160 mètres de hauteur, seront regroupés les services du tribunal de grande instance, le tribunal de police, le tribunal des affaires de sécurité sociale et les 20 tribunaux d’instance d’arrondissement fusionnés en une seule entité. La première audience est prévue le 16 avril 2018.

« Un changement d’univers, de dimension. C’est la justice du XXIe siècle ». Cette réflexion d’une responsable de la direction des services judiciaires traduit bien le changement attendu en 2018. Le tribunal de grande instance de Paris va quitter, au printemps, ses locaux néoclassiques et chargés d’histoire de l’île de la Cité, au cœur de la capitale, pour s’installer dans une cité judiciaire moderne, porte de Clichy, le long du périphérique.

Le gratte-ciel spectaculaire, constitué d’un socle et de trois blocs vitrés empilés dont le plus petit culmine à 160 mètres au-dessus du quartier des Batignolles, est terminé depuis l’été. L’aménagement intérieur a aussi bien avancé. Conçu par l‘architecte de renom Renzo Piano, le deuxième plus haut immeuble actuel de la capitale, après la Tour Montparnasse, regroupera le TGI de Paris, le tribunal de police, celui des affaires de sécurité sociale et enfin les vingt tribunaux d’instance rassemblés en une seule entité. Son ouverture au public est annoncée le 16 avril 2018.

90 salles d’audience

Les chiffres de la conception de ce géant de béton, de verre et d’acier sont spectaculaires : 62 000 m² de surface utile, 38 étages, 8 000 m² de terrasses, 400 arbres, 90 salles d’audience, 50 ascenseurs et monte-charge, 2 500 postes de travail… Une construction dans laquelle « la lumière naturelle est partout », insiste le cabinet d’architecture, qui voulait un bâtiment « majestueux, sans être trop impressionnant ». Couvert d’une « double peau en verre » et doté de nombreux panneaux photovoltaïques, l’ensemble «  a été bien travaillé sur le plan énergétique ».

Il a été « conçu selon des critères de très grande modernité par rapport au développement durable, à l’accessibilité. Cela aussi c’est emblématique de ce que doit être la justice, ouverte, très accueillante pour les justiciables », souligne la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, lors d’une visite jeudi. L’accueil s’ouvre sur un immense atrium, la salle des pas perdus, de plus de 5 000 m2, haut et lumineux. Autour, des salles d’audience sont aménagées sur trois niveaux, auxquels on accède par des ascenseurs ou des escaliers suspendus. Des salles de conception classique, mais modernes, équipées des nouvelles technologies (visioconférence, projection, etc.).

Transfert en mars et avril

« On passera de 26 salles d’audience actuellement au tribunal de Paris à 90, précise Jean-Michel Hayat, le président du TGI. Elles seront aussi plus grandes, permettant d’accueillir de 220 à 250 personnes. Et jusqu’à 1 000 personnes pour un très grand procès ». Ces salles sont aussi conçues de manières différentes selon les usages (affaires familiales, tribunal correctionnel…). «  Les espaces ont été très bien pensés, dans un dialogue permanent avec les professionnels. » Les étages supérieurs du bâtiment sont, eux, réservés aux magistrats et aux services.

Le transfert du TGI depuis l’île de la Cité vers le site des Batignolles sera réalisé en trois semaines environ, en mars et avril prochain. Les juridictions se rapprocheront alors de la direction régionale de la police judiciaire, qui vient de quitter le 36, quai des Orfèvres, pour s’installer dans un immeuble moderne relié au nouveau tribunal.


Le nouveau tribunal de Paris entrouvre ses portes

Le Moniteur, 21/09/17 à 18h12 (extrait)

La Garde des Sceaux Nicole Belloubet a visité le 21 septembre les espaces du futur tribunal de grande instance, bâti dans le XVIIe arrondissement. L’édifice, conçu par l’architecte Renzo Piano et construit par Bouygues Bâtiment Ile-de-France, est quasiment achevé et sera mis en service après des travaux complémentaires. Première audience : le 9 avril 2018.

« Il reste un million de micro-réglages à faire ! » Architecte en charge du projet du nouveau tribunal de Paris, aux Batignolles, Bernard Plattner lève le doute : la Justice a bien signé l’acte de prise de possession du bâtiment le 11 août dernier, mais le travail n’est pas terminé. Des travaux modificatifs doivent encore être menés, notamment pour se conformer à des règles de sécurité renforcées. La première audience ne tiendra donc pas avant le 9 avril 2018 et l’édifice ne sera pas pleinement opérationnel avant le mois de septembre suivant.

C’est pourtant des espaces en apparence achevés que la ministre de la Justice Nicole Belloubet a visité le 21 septembre au matin. Escortée par l’architecte et par Bernard Mounier, le président de Bouygues Bâtiment Ile-de-France, elle a pu arpenter les lieux en commençant la salle des pas perdus, impressionnante tant par sa hauteur que par la clarté naturelle diffusée par les grands canons à lumière percés dans son plafond. Elle a ensuite visité les bureaux du parquet et, bien sûr, les futures salles d’audience. Ou du moins une partie de ces lieux, puisque dans ce bâtiment de 120 000 m² SP, les bureaux sont au nombre de 1 500 et les salles d’audience, pas moins de 90.

Lumière naturelle

Dans l’une des plus grandes, où se dérouleront les procès au pénal, tout est déjà là : le box vitré des prévenus, les bancs des juges, des avocats et de la presse mais aussi les bancs blancs destinés au public, dessinés par l’agence Renzo Piano Building Workshop (RPBW) et réalisés en composite de minéral et de résine. Mais le plus notable, dans cet espace tapissé de bois de hêtre sur les murs et de bambou au sol, c’est encore la présence de la lumière naturelle. Des baies en second jour encadrent simplement la fond de la salle et permettent d’éviter ainsi un effet d’enfermement. « Ce travail sur l’éclairage naturel fait partie des choses dont nous sommes le plus fiers, avec notre approche bioclimatique et la création des terrasses », remarque Bernard Plattner.


Quelques responsables à qui signifier ce qu’on en pense :

- Arélia, Maître d’ouvrage : Ce groupement conduit par Bouygues Bâtiment Ile-de-France a obtenu la conception, la construction, le financement, l’entretien et la maintenance du Palais de Justice de la Ville de Paris pour une durée de 27 ans dans le cadre d’un contrat de partenariat public/privé (PPP). Arélia est composé d’investisseurs industriels du groupe Bouygues Construction (Bouygues Bâtiment Ile-de-France et Bouygues Energies & Services) et d’investisseurs financiers (Aberdeen Asset Management et Dutch Infrastructure Fund). Ces deux fonds privés ont des bureaux et des responsables partout dans le monde (voir leurs sites)

- L’agence Renzo Piano Building Workshop (RPBW, 45 938 668 euros de CA en 2016) est l’architecte global du projet (34 Rue des Archives, 75004 Paris, voir leur site). Il a notamment associé à son sale travail le Studio Akkerhuis comme cabinet d’architectes consultant (11 Rue Pastourelle, 75003 Paris). C’est le groupe Cosil Peutz qui a travaillé sur la lumière des bâtiments (branche française : 10, rue des Messageries, Entrée B, 75010 Paris).
- L’architecte partenaire en charge du projet du nouveau tribunal de Paris pour RPBW (dont il est par ailleurs administrateur) est Bernard Plattner. Son agence d’architecture personnelle créée en 1979 est située au 8 Passage Lhomme, 75011 Paris.
A titre individuel, l’équipe de RPBW qui a travaillé sur ce projet est composée des architectes B.Plattner (partner in charge), S.Giorgio-Marrano, J.B.Mothes, D.Rat, A.Belvedere (partner), G.Chung, S.Cloarec, B.Granet, A.Greig, C.Guézet, A.Karcher, M.Sismondini with N.Aureau, G.Avventi, A.Bercier, F.Bolle, L.Bot, A.Boucsein, N.Byrelid, J.Chevreux, S.Crabot, J.Franco, N.Grawitz, B.Guimaraes, V.Houeiss, N.Maes, J.Sobreiro, S.Stevens, M.van der Staay and T.Heltzel, M.Matthews ; O.Aubert, C.Colson, Y.Kyrkos, Y.Chaplain (models)

- Egis, groupe d’ingénierie, assure une mission de conseil, en phases études, travaux et pendant les 2 premières années d’exploitation du palais de justice. La durée globale de sa mission est de 8 ans. (28 implantations en France, voir leur site).

- Bureaux d’études et maîtrise d’œuvre : ARTELIA est l’assistant maîtrise d’ouvrage du projet (Cinq directions régionales à Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Toulouse et un réseau de 39 agences), SETEC tpi et SETEC bâtiment (maître d’œuvre en charge de la structure du projet, gros œuvre et de charpente métallique & conception de la climatisation, du renouvellement de l’air, de l’électricité, du multimédia), Bérim (plomberie, évacuation, Sprinklage (protection incendie), cuisines, 11 agences régionales), cabinet d’ingénierie RFR le maître d’œuvre des ouvrages de façade, des constructions spéciales (RFR appartient au groupe Artelia), Lerch Bates maître d’œuvre de tous les appareils élévateurs : ascenseurs, escalateurs, monte-charges (aujourd’hui Movveo), Lamoureux Acoustics chargé de la conception et du contrôle de la performance acoustique (43 rue du Moulin des Prés, 75013 Paris), Majorelle, architecte d’intérieur du projet (80 rue Taitbout - 75009 Paris), Elan-france (groupe Bouygues, maîtrise d’ouvrage pour la partie Haute Qualité Environnemental), Jaillet Rouby charpente métallique (8 Rue Albert 1er, 45 000 Orléans), EuroConcept Ingenierie (1/3 rue d’Argenteuil 95210 Saint-Gratien), Soletanche Bachy fondations (voir leur site), Freyssinet câblage (23 implantations, voir site), Sendin armatures métalliques (ZAC des Pouards - 9/11, Rue du Maraîchers - 91160 Champlan ; Z.A. du Moulin à Vent - Rue des Mares Juliennes - 91380 Chilly-Mazarin), Holcim ciment (voir leur site), Rector plancher béton (16 implantations, voir leur site), le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment Carnot (CSTB, a réalisé les études en soufflerie et plateformes d’essais pour les façades et la structure, basé à Marne-la-Vallée et lié à l’IUT), La celtique TP, tuyauterie des fondations (ZA des Godets - 8 rue des Gardes, 91370 Verrières-le-Buisson), Baudin Chateauneuf, structures métalliques (21 implantations locales, voir leur site).


fichiers joints

  • L’équipe de l’agence d’architecture RPBW admire son temple de l’horreur, 9 septembre 2017
  • Le nouveau palais de Justice de Paris (droite) et le bâtiment de la nouvelle direction régionale de la police judiciaire (ex 36 quai des Orfèvres, à gauche)
  • Les architectes en chef Renzo Piano & Bernard Plattner dans le nouveau Palais de Justice, lors de la "Fête de la Maîtrise d’Oeuvre", 9 septembre 2017
  • Une des 200 cellules, situées sous le "Bastion"