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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Paris : Compte-rendu du troisième jour de procès de la keufmobile brûlée
Article mis en ligne le 22 septembre 2017
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Compte-rendu du troisième jour de procès de la keufmobile brûlée

Indy Nantes, 22 septembre 2017

Compte-rendu express de la journée du jeudi 21 septembre
Suite vendredi à partir de 10h, 16e chambre TGI de Paris

Les audiences se sont déroulées aujourd’hui à partir de 10h jusqu’à 19h30, avec une pause d’une heure le midi. La journée a été longue, du coup ce compte-rendu restera assez bref et sera suivi par un plus détaillé à la fin du procès.

Les quatre prévenus qui n’avait pas été interrogés hier l’ont été chacun leur tour. Le premier accusé d’avoir donné des coups de poings au conducteur et briser le pare-brise arrière de la voiture avec un potelet. Le deuxième d’avoir été présent sur les lieux au moment de l’attaque, le troisième d’avoir désigné la voiture du doigt, donner des coups de pieds dans la voiture et lever les bras au ciel après l’incendie, et le quatrième d’avoir brisé la vitre arrière droite avec un polelet.

Le juge a ensuite fait le récit des éléments contre le neuvième inculpé, accusé d’avoir lancé le fumigène, qui n’était ni présent ni représenté par un avocat.

L’ambiance était un peu tendue dans la salle, deux personnes venues en soutien des inculpé-es ont été expulsées de la salle au cour de la journée, dont une qui a été raccompagnée directement à la sortie. Les gendarmes nous menaçaient de nous sortir au moindre coup d’oeil à nos portables, pendant que les flics d’Alliance (venus soutenir les parties civiles) avaient l’air de jouer à candy crush au fond de la salle. A plusieurs reprises y’a eu des réactions bruyantes parmi nous, par rapport aux propos du procureur, et au comportement des gendarmes et des flics d’Alliance qui secondaient les gendarmes. Egalement quand les gendarmes à l’entrée de la salle ont voulu faire rentrer un mec pro-flics en polo bleu blanc rouge qui insultait les gens dans la file déjà hier, profitant que des personnes solidaires des inculpé-e-s tentaient de lui bloquer le passage devant la salle pour les dégager en dehors du tribunal. Le pro-flic a pu rester dans la salle, et la plupart des personnes expulsées n’ont pas pu rerentrer dans le tribunal.Retour ligne automatique

Demain matin à partir de 10h les parties civiles feront leurs demandes, puis le procureur ses réquisitions et enfin tous les avocats de la défense plaideront, à priori.

Les deux personnes embarquées hier sont sorties de gare-à-vue après 24h, sans suite pour le moment. Dans les couloirs du tribunal une enquête semblait menée par deux femmes louches qui se baladaient avec des photos de stickers en scrutant les murs. Les toilettes les plus proches de la salle ont subi une désinfection générale au white spirit, avant d’être couvertes à nouveau de tags et de stickers.

A part ça, cette nuit y’a 1500m2 de véhicules de police qu’ont cramé en solidarité, et cet aprem’ le cortège de tête chantait "A la 1re à la 2e voiture à la 3e voiture brulée, liberté pour tous les inculpés".