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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Paris : le cirque mélenchoniste subit quelques perturbations
Article mis en ligne le 23 septembre 2017
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[Samedi 23 septembre, près de 100 000 manifestants ont défilé à Paris à l’appel de la "France Insoumise" de Jean-Luc Mélenchon contre le "coup d’Etat social” des ordonnances. La parade s’est conclue place de la République par un discours du larbin maximo de la flicaille, du spécialiste es-délation des "casseurs" en manif (en les accusant d’être "au service de l’ordre", voire même d’être des flics infiltrés comme en octobre 2010, conduisant à l’incarcération d’un camarade), du pourfendeur de "clochards malodorant(s) et masqué(s)" (après s’être pris en pleine face un yaourt lancé par des zadistes à Sivens en octobre 2014, où il était venu faire son racket), de l’admirateur du "grand industriel" Serge Dassault, de l’éternel souteneur de l’ordure tricolore, bref de Mélenchon himself.
Le cirque bien huilé de cette autre face du pouvoir a logiquement subi quelques imprévus, malgré le brevet de bonne conduite décerné aux nervis mélenchonistes par une préfecture de police qui a loué la "qualité de la relation" qu’elle a entretenu avec eux (cf doc ci-contre).]

Quelques brefs incidents lors du discours de Jean-Luc Mélenchon

Le Parisien | 23 septembre 2017, 19h25

De brefs incidents ont éclaté ce samedi entre militants radicaux du « black bloc » et des partisans de Jean-Luc Mélenchon place de la République à Paris, où le leader de la France insoumise prononçait un discours en fin d’après-midi.

En arrivant place de la République, quelques dizaines de militants radicaux autonomes, qui défilaient en amont du cortège parti de la place de la Bastille, vêtus de noir et visages masqués, ont couru vers la scène, où ils ont arraché des affiches de la France insoumise. Certains ont jeté des projectiles sur la scène et renversé des barrières.

Des partisans de Jean-Luc Mélenchon les ont hués et repoussés aux cris de « Résistance ! » Quelques coups ont été échangés.

« Mélenchon est un soumis »

En marge de la manifestation, des jeunes vêtus de noir scandaient des slogans contre la police [et les gendarmes] ou encore « Ni Dieu, ni maître... ni Mélenchon » et agitaient des banderoles « Le travail tue, mort sur ordonnance » ou « Mélenchon est un soumis ». Lorsque Jean-Luc Mélenchon a entamé son discours à 17 heures, quelques huées ont fusé, puis est survenu un petit mouvement de foule, ainsi que quelques empoignades, lorsque des partisans de la France insoumise ont voulu éloigner des abords de la scène les perturbateurs.

Avant la manifestation, a circulé sur internet un appel de la mouvance autonome, appelant à s’inviter en tête du cortège et « montrer que c’est (eux) les vrais insoumis ».