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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

[Terrorisme d’Etat] : les Yvelines déploient 4000 caméras à détection automatique d’images et de sons suspects
Article mis en ligne le 28 septembre 2017
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[Avis aux amateurs : ce projet du département des Yvelines (Ile de France) a reçu la "Mention spéciale d’encouragement " dans la catégorie "Projet global de sécurité", lors de la 12e édition des Trophées de la Sécurité qui s’est tenue à Paris le 25 septembre 2017 au théâtre de la Madeleine. Chacun pourra aller fureter à profit sur le site de ces Trophées pour en découvrir le jury (pontes de ministères et responsables sécurité de grands groupes généralement discrets qui s’affichent ici sans vergogne) et l’ensemble des candidats (start ups et PME) qui nous préparent un avenir des plus radieux... à moins que quelque bâton ne vienne s’immiscer dans leurs roues.]


Sécurité : des caméras "intelligentes" et inédites installées dans les Yvelines

Franceinfo, 27/09/2017 | 16:50

Le département des Yvelines va déployer sur la quasi-totalité de son territoire des caméras capables de détecter des incidents . Un dispositif inédit en France.

Des caméras de vidéosurveillance sont capables de détecter automatiquement un incident ou un évènement suspect. Cette nouvelle technologie a séduit le département des Yvelines. Ce système sera déployé sur la quasi-totalité de son territoire d’ici fin 2019, dans les collèges, les casernes de pompiers, les bâtiments publics et administratifs.

Une technologie inédite en France

Le Conseil départemental des Yvelines s’apprête à débourser 13 millions d’euros pour mettre en place ce vaste système de vidéosurveillance. Doté d’une intelligence artificielle, il fonctionnera grâce à la fibre optique. Toutes les caméras seront connectées à la même salle de contrôle : elles pourront repérer les images et même les sons jugés suspects. Laurent Rochette, responsable du numérique au Conseil départemental des Yvelines, estime qu’avec ce système des incidents ou des phénomènes seront repérés dans l’instant, parfois mêmes avant d’être visibles.

"À partir d’un certain nombre d’algorithmes programmés, le système va détecter le bruit de verre brisé, d’un coup de feu ou un départ d’incendie que personne ne voit encore."
Laurent Rochette, responsable numérique au Conseil départemental des Yvelines

La promesse d’une protection en temps réel

À l’avenir, cette nouvelle technologie pourrait permettre de prévenir les infractions en temps réel, explique Dominique Legrand, président de l’Association nationale de la vidéoprotection (AN2V). L’objectif, c’est de passer immédiatement de l’information à l’action, sans mettre en danger les libertés individuelles, assure-t-il. "On laisse tomber la vidéosurveillance, on passe sur la protection", résume le président de l’AN2V .

"On craint toujours le côté liberticide de ces caméras. Mais là, les opérateurs ne regardent pas les images. On attend que les caméras détectent une anormalité et remontent l’information."
Dominique Legrand, président de l’Association nationale de la vidéoprotection

Dès le mois de janvier 2018, ce dispositif sera testé dans six collèges, deux casernes de pompiers et une commune des Yvelines. Le département compte l’étoffer rapidement en installant près de 4 000 caméras dans les deux prochaines années.


4 000 caméras « anti-attentat » vont être déployées dans les Yvelines

Le Parisien | 27 septembre 2017, 8h47

Le conseil départemental va installer des caméras dernier cri dans les 116 collèges et les casernes de pompiers pour se prémunir d’une attaque terroriste. A terme, l’ensemble des communes qui le souhaitent pourraient être reliées au dispositif.

Ce sont les caméras « post 13 novembre 2015 ». Pierre Bédier, le président (LR) du conseil départemental des Yvelines, a décidé de doter tous les collèges du département de caméras de surveillance d’un nouveau genre. Fonctionnant avec un logiciel de pointe, elles seront capables de détecter un mouvement de foule anormal, un coup de feu, une personne qui tombe au sol brutalement… Bref, « toutes les images anormales que l’on peut malheureusement croiser lors d’un attentat terroriste », indique Karl Olive, vice-président (LR) du conseil départemental, chargé du numérique.

Ces caméras seront toutes reliées à un central de 150 m² où travailleront au moins six agents postés derrière des écrans noirs. En cas d’anomalie ou de scène inhabituelle, les écrans s’allumeront afin de visualiser la scène en direct et de prévenir les secours et les forces de police.

Le conseil départemental a débloqué 13 M€ pour ce dispositif unique en France. D’ici 2019, les 116 collèges des Yvelines et les casernes de pompiers, deux types d’établissements placés sous la responsabilité du département, seront ainsi équipés. 3 000 à 4 000 caméras de ce nouveau genre sont en cours d’acquisition.

Ce vaste déploiement peut également intéresser les communes pour une utilisation plus « généraliste ». Le conseil départemental leur offrira en effet la possibilité de se greffer au réseau de fibre optique et à la plate-forme de surveillance utilisés par les services départementaux. Pour elles, la vidéo sera utilisée dans un cadre plus classique de lutte contre la délinquance. Les caméras se déclencheront ainsi en cas d’effraction, de bris de verre ou de présence dans un établissement à un horaire inhabituel. Jouars-Pontchartrain est la première à s’être manifestée pour profiter de ce dispositif.

Jouars-Pontchartrain, ville pilote du dispositif

Jouars-Pontchartrain se jette à l’eau. Sollicitée par le syndicat Yvelines numérique chargé de l’implantation de la vidéosurveillance dans le département, cette commune de 6 000 habitants va devenir le site pilote du dispositif. Un projet local, porté depuis un an par la municipalité et la gendarmerie, prévoyait déjà l’implantation de 14 caméras aux entrées et sorties de ville ainsi que devant les bâtiments communaux, pour un budget estimé à 150 000 €. « A l’échelle d’une commune, la vidéoprotection permet de lutter efficacement contre les incivilités et les actes de vandalisme, comme ceux dont le gymnase Phélypeaux a été victime en juin, estime Hervé Lemoine, le maire (SE) de Jouars-Pontchartrain. Le système de surveillance en temps réel proposé par le département nous permettra de bénéficier d’une offre plus performante, avec un matériel de grande qualité. C’est également une chance pour nous sur le plan financier ».

Selon Europe 1, qui révèle l’information, le conseil départemental aurait ainsi pour objectif de créer « une plate-forme commune de vidéoprotection pour les 262 communes des Yvelines à l’horizon 2019 ».

L’ensemble de ce dispositif s’inscrit dans le déploiement, d’ici 2020, de la fibre optique sur l’ensemble du territoire, même dans les zones rurales.