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Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

C’est fini...
Article mis en ligne le 8 octobre 2017
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Le site des Brèves du désordre s’arrête à partir de ce jour, et ce pour de multiples raisons –comme les limites structurelles de la contre-information ou du rapport à internet (qui se sont encore accentuées ces dernières années)–, mais dont aucune n’est liée à la répression.

Comme certains Indymedias, nous avons par exemple également reçu le même jour et dans les mêmes heures la sommation du ministère de l’Intérieur à retirer le communiqué de la très belle attaque de la caserne de gendarmerie de Grenoble, ce qu’il n’a pas été envisagé de faire, pas même un quart de seconde. Comme d’autres l’ont déjà écrit, mieux vaut qu’un site saute (ou soit plus difficilement accessible) et rechercher d’autres voies et instruments, plutôt que d’accepter un tel chantage des sbires de l’Etat. L’éthique plutôt que la tactique nous semble la moindre des choses.

Ce genre d’éléments et d’autres encore auparavant nous ont conduit à le maintenir un peu plus longtemps que nous ne l’aurions voulu. A présent, il demeurera une source d’archives pour celles et ceux que cela intéresse encore.

Pour notre part, 14 ans après sa création sous forme de Brèves du désordre prolongeant l’activité d’un journal papier (1992-2009) aujourd’hui disparu (idées et actions, toujours, même en dehors des communiqués), nous ne pouvons que répéter que toute perspective anarchiste qui ne se réduit pas à de la simple spéculation philosophique passe nécessairement par la destruction du vieux monde ici et maintenant, et par des moments de rupture violente individuels et collectifs avec la normalité de l’ordre et de la domination...

Quelques ex-contributeureuses
samedi 7 octobre 2017