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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Barcelone : résumé de la manifestation solidaire avec les incarcérés de l’opération Pandora
Article mis en ligne le 31 décembre 2014
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Samedi 27 décembre, la manifestation lancée à 17h en solidarité avec les anarchistes incarcéré-e-s en préventive par le juge Javier Gómez Bermúdez dans le cadre de l’opération Pandora a parcouru les rues du centre de Barcelone.

La manifestation, qui a commencé dans de larges rues au milieu des cris de solidaruité avec les incarcéré-e-s, contre la police et contre l’Etat, s’est terminée dans le quartier de Gracia. A l’entrée du quartier, des compagnon-ne-s masqué-e-s ont attaqué sans complexe une multitude d’agences bancaires, l’hôtel 5 étoiles Casa Fuster (qui fut le siège du consulat de l’Allemagne nazie à Barcelone en 1936, puis celui du Comité de défense de la révolution au printemps 1937, puis repris par la Phalange fasciste en 1939, et devenu hôtel de luxe lors de la Transición, après des tentatives du mouvement associatif de quartier de le transformer en équipements sociaux) et quelques locaux commerciaux de multinationales.

Malgré plusieurs menaces de la police de charger les manifestants, une bonne partie des compagnons sont restés ensemble afin de pouvoir continuer d’attaquer les représentants du capital dans la ville et de ne dissoudre la manifestation qu’après s’être débarrassés du matériel d’attaque, et de finir de marcher en groupes loin de la zone.

On ne reporte pas d’arrestations.

Liberté immédiate pour nos compagnons !
Feu à cette paix sociale construite sur nos frères et soeurs incarcéré-e-s !
Mort à l’Etat et vive l’anarchie !

[Traduit de l’espagnol de contrainfo, 30 December 2014]