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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Athènes : Descente de flics et perquisition à l’Université d’Économie contre la radio 98 FM
Article mis en ligne le 29 décembre 2012
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Athènes : Descente de flics et perquisition à l’Université d’Économie (ASOEE) le 28.12.2012

Contrainfo, December 29th, 2012

Après la descente à Villa Amalias le 20 décembre l’État décide de frapper un autre “repaire d’illégalité”, c’est à dire le studio et l’antenne de la station libre 98 FM, hébergée à l’École d’Économie d’Athènes.

Toute la scène est une reprise, ou pour être plus précis, la suite, d’une mauvaise série télé sur l’invasion du squat Villa Amalias une semaine avant. Pareil, un coup de fil anonyme précède l’invasion mais cette fois-ci il s’agit de commerce illégal ! Et ce coup de fil d’importance nationale a été tout de suite transféré à la justice qui parait étonnée d’une telle activité en plein centre ville... ! C’est pourquoi des CRS et d’autres troupes ont été sollicitées pour combattre ceux qui ont condamné la Grèce à une récession économique sans fin : les vendeurs à la sauvette et les réfugiés africains qui vendent des CDs copiés et des statuettes en bois ! Mais il s’agit déjà d’images quotidiennes, les cannibales de CRS qui chassent avec leurs matraques et leurs motos les vendeurs qui entrent dans la cour de l’université pour se sauver.

Mais cette fois il y a le procureur. Tout de suite la fac est envahie de flics, malgré l’ancienne loi d’asile qui proscrit l’entrée de la police dans les lieux universitaires et religieux, et 16 personnes sont arrêtées. Mais l’enquête doit continuer jusqu’au bout ! C’est pourquoi les portes de la faculté sont ouvertes et sur les 5 étages qu’il y a au total, le procureur va fouiller au sous-sol ... entièrement par hasard ! C’est là qu’est situé le squat universitaire autogéré. La porte du squat universitaire est par maladresse cassée par les flics et parmi 5 ou 10 bouteilles de bière vides, des drapeaux et 2 ou 3 masques à gaz, ô la surprise, le secret jalousement gardé est révélé : une station radio fonctionne dans la fac ! Le matériel technique est probablement considéré comme un produit de commerce illégal des idées, il est donc confisqué par les flics.

L’antenne, avec l’émetteur et le reste des machines sont démontées et confisquées, elle émet illégalement des ondes-radios. Les médias se demandent : “Mais ils avaient une station radio entière !?”

Mais qu’est-ce qu’on entend en ce moment à 98FM, une fois que Dendias, le ministre de l’Ordre Public, a enlevé l’antenne du studio de l’École d’Économie ? Est-ce qu’on entend des parasites ? Non ... Est-ce qu’on entend une radio-station légale ? Mais non ! On entend bien clairement (et illégalement) en direct des lieux inaccessibles du Parc d’Antennes étatique, Free FM. La station radio qui s’est montée il y a 7 ans avec l’accord complet des gouvernants et des idéologues de totalitarisme pour chevaucher la fréquence sur laquelle 98 FM émettait depuis 2002.

Mais assez parlé de leur hypocrisie. Pour aller à l’essentiel : nous ne sommes affiliés à aucun pouvoir financier ou politique. Nous ne tirons aucun profit économique sur le fonctionnement de la station. Nous n’exprimons la tendance d’aucun parti ou association mais celle des gens qui acceptent les accords politiques minimum de la station. Chacun dans ce cadre là peut participer au fonctionnement de la station et parler au micro. On n’a pas de CSA (Conseil supérieur de l’Audiovisuel), ni quelconque agence formelle ou informelle.

C’est pour ça qu’ils veulent nous faire taire. Mais ils n’y arriveront pas. Comme à chaque époque, le discours libre et les idées minoritaires trouvent leur chemin vers la surface. Et Monsieur le Ministre est trop petit pour jeter son ombre sur nos paroles. On continue d’émettre sur 93.8FM et sur le net.

Vous voulez l’enterrer, mais vous oubliez que c’est une graine,
LA CONTRE-INFORMATION NE PEUT PAS ÊTRE RÉDUITE AU SILENCE.

Radiozones d’expression subversive 93.8FM | 98.0FM( ?) | radio98fm.org