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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Grèce : affrontements aux manifs des 4 ans de l’assassinat d’A. Grigoropoulos
Article mis en ligne le 6 décembre 2012
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Affrontements entre policiers et étudiants dans deux villes de Grèce

AP, 06 décembre 2012 à 14h29

ATHÈNES, Grèce - La police a tiré des gaz lacrymogènes sur des étudiants dans deux grandes villes de Grèce, jeudi, lors de manifestations marquant le quatrième anniversaire de la mort d’un adolescent tué par un policier dans le centre de la capitale grecque.

De jeunes manifestants ont lancé des cocktails Molotov et des pierres aux policiers à Athènes, où quelque 2000 personnes ont défilé jusqu’au Parlement en criant « Flics, bâtards, tueurs d’enfants ».

Trois jeunes ont été arrêtés pour être interrogés, selon la police. Les vêtements d’une femme, qui passait à proximité du lieu de la manifestation, ont brièvement pris feu, mais elle n’a pas été blessée.

D’après la police, un magasin de vêtements a été pillé et un fourgon blindé a été attaqué pendant les incidents.

Il y a aussi eu des affrontements à Thessalonique, la deuxième ville de Grèce, où un millier d’étudiants s’étaient rassemblés pour manifester.

Alexandros Grigoropoulos, un adolescent de 15 ans, a été abattu par un policier dans le centre d’Athènes le 6 décembre 2008, ce qui a déclenché des émeutes dans plusieurs villes grecques pendant près de trois semaines. Un policier reconnu coupable du meurtre a été condamné à la prison à vie en 2010.


Grèce : Durs affrontements dans la ville d’Agrinio en souvenir d’Alexis Grigoropoulos (1993-2008)

Contrainfo, December 6th, 2012

À Agrinio, environ 350 élèves ont tenu une manifestation commémorative pour Alexis Grigoropoulos, tué par des flics le 6 décembre 2008.

Quand la marche anti-répressive a atteint la mairie, les jeunes ont éclaté l’équipe de policiers à moto DIAS qui gardaient le bâtiment. Molotovs et cailloux ont été jeté sur les ordures de la police terrifiés qui se cachaient derrière un kiosque.

Peu de temps après, les élèves ont combattu les flics du groupe OPKE de prévention et suppression des crimes dans le quartier de Syntrivani (La Fontaine). Des affrontements au corps-à-corps ont éclaté entre les manifestants et les escouades anti-émeutes sur la place Dimadi que la police a tenté d’encercler.

Des passants maudissaient les flics qui n’ont pas hésité à lancer des gazs lacrymogènes sur plusieurs magasins commerciaux et le marché municipal. Il doit être fait part qu’un des officier de police a dégainé son pistolet contre les élèves avec plusieurs passants autour de lui le huant.

Deux journaflics ont tenté d’approcher la manif’ et prendre des vidéos de près mais ont été battu par des manifestants sur place. De plus la voiture du maire a été attaqué.

Il n’y a pas eu d’interpellation ni de détention jusqu’ici à Agrinio. Malgré tout, lors des mobilisations matinales dans d’autres villes grecques les flics ont fait état de nombreuses interpellations de manifestants.

Beaucoup de personnes à travers la Grèce vont descendre dans la rue cette après-midi pour commémorer la mort du garçon de 15 ans Alexandros.