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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Athènes : attaque d’un taxiphone collaborant avec les flics
Article mis en ligne le 7 décembre 2013
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Athènes : Revendication de l’attaque d’un taxiphone collaborant avec les flics

La nuit du mardi 26 novembre, nous avons attaqué le cyber-café Palladium, situé dans la rue Solomou, quartier d’Exarchia. Après avoir détruit l’intérieur en brisant les écrans et la vitrine, nous avons incendié le serveur du local, en prenant les mesures de précaution pour éviter tout accident. Nous avons ensuite quitté les lieux en groupe et de manière coordonnée pour assurer notre sortie et ne pas tomber sur les chiens des forces motorisées DELTA.

Divers incidents concernant ce cyber nous étaient arrivés aux oreilles et nous savions aussi que c’était un lieu fréquenté par les flics, ce que le propriétaire a reconnu lors de l’attaque.

Tous les citoyens légalistes qui revêtent volontairement l’uniforme de police, tous ceux qui attendent avec impatience les félicitations des flics pour leur offrir leurs “services”, tous ceux chez qui la misère et la servitude ont imprégné chaque centimètre de la personnalité doivent prendre en compte que cela ne restera pas sans réponse.

Nous ferons tout notre possible pour offrir aux balances ce qu’elles méritent : une contre-réponse à leurs intentions serviles, provenant de leurs pires cauchemars. Ils ont des noms et des adresses et nous les connaissons très bien. Ils ont des logiques dangereuses, des idéaux usés et se sont approprié volontairement le rôle soumis de la balance. Ils se trompent lourdement s’ils croient que nous les laisserons faire leur sale boulot sans conséquences.

Des types comme le propriétaire du cyber-café Palladium doivent savoir qu’ils seront toujours dans notre ligne de mire et que nous manifesterons tout notre rejet aux collaborateurs et auxiliaires en tout genre de police. Nous devons cela à nos compagnon-nes emprisonné-es, à celles et ceux qui nous ont quitté trop tôt et ne sont pas parvenus à accomplir leur vision insurrectionnelle, à celles et ceux qui se sont fait “chopper” par les défenseurs de la servitude, comme à toutes celles et ceux qui continuent à lutter pour déstabiliser et déconstruire l’inertie sociale.

Nous dédions cette action aux quatre compagnons arrêtés à Nea Filadelfia, Argyris Ntalios, Fivos Harisis-Poulos, Grigoris Sarafoudis, Yannis Naxakis.

Force aux six anarchistes accusés dans l’affaire de Kozani (Andreas-Dimitris Bourzoukos, Argyris Ntalios, Dimitris Politis, Fivos Harisis-Poulos, Nikos Romanos, Yannis Michailidis) et à celles et ceux qui poursuivent leur lutte à l’intérieur des murs.

Des Anarchistes

[Traduit de l’espagnol de Contra Info, 4 December 2013]