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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Ionnina (Grèce) : attaque de l’hôtel qui appartient au gouverneur d’Épire
Article mis en ligne le 1er septembre 2013
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Ioannina : attaque de l’hôtel qui appartient au gouverneur d’Épire

Contrainfo, September 1st, 2013

La nuit du 30 août nous avons visité sans invitation l’hôtel qui appartient à la famille du gouverneur régional d’Épire, Alekos Kaxrimanis. Il s’y tenait un banquet pour célébrer leur saint. Nous ne pouvions pas rater cette occasion de lui souhaiter beaucoup de chance ! Il avait participé, au côté de d’autres autorités locales ainsi que du directeur de l’hôpital général Chatzikostas, Fotis Vavvas, à une conférence en avril dernier sur “Une solution définitive pour mettre fin à l’occupation de longue date des terrains de l’ancien hôpital général de Chatzikostas”.
Ainsi nous le considérons comme le principal responsable de l’expulsion du squat Antiviosi et lui rappelons que des lieux comme celui-ci sont des lieux déjà en usage et qui constituent des espaces de lutte et résistance sociale. C’est pour cela qu’ils se trouvent dans le point de mire de la répression du pouvoir étatique et de tous ses acolytes.

Pour toutes ces raisons nous nous trouvions hier dans la cour de l’hôtel où ils faisaient leur fête, dans le but de la troubler et d’y mettre fin, en acte de solidarité avec le squat Antiviosi. Sur le mur de la cour a été écrit “le squat Antiviosi reste” pendant que les slogans suivant étaient scandés : “dix, cent, mille squats contre ce monde d’ennui organisé”, “le squat Antiviosi restera, allumons une flamme que personne n’éteindra”. Des fenêtres et rétroviseurs des voitures de luxe appartenant aux invités du gouverneur ont aussi été cassés.

On ne peut pas expulser ni réduire au silence les idées.
SOLIDARITÉ AVEC LES SQUATS !

Des solidaires

NdT :
1-À la suite du compte-rendu du 29 des informations sont sortis, disant que pendant et après l’expulsion du squat Antiviosi plusieurs migrants auraient été arrêtés dans des immeubles proches dans l’ancien hôpital Chatzikosta (au moins trois migrants ont été libérés à l’heure actuelle).
2-Au cours de la nuit du 30 août la police a mené une chasse à l’homme massive dans le centre de Ioannina, arrêtant plus de soixante-dix personnes en se basant sur leurs apparences.