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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Bernex (Genève) : au feu l’artiste !
Article mis en ligne le 5 août 2014
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Le feu ravage un château de paille éphémère à Bernex (GE)

ATS, 05.08.2014 12:38

Un château constitué de ballots de paille empilés à Bernex (GE), dans le cadre d’une exposition en plein air, a été totalement détruit par un incendie lundi soir.

Le feu a complètement détruit lundi soir un château de paille érigé à Bernex (GE) dans le cadre du projet "Genève, villes et champs". L’origine de l’incendie n’avait pas encore été établie mardi mais une enquête a été ouverte par la police.

L’alerte a été donnée vers 21h50, a indiqué le porte-parole de la police genevoise Silvain Guillaume-Gentil. Les pompiers ont lutté jusqu’à 2h du matin mardi pour se rendre entièrement maîtres de l’incendie.
L’incendie peut être considéré comme suspect

Le château, qui était constitué de ballots de paille empilés, était situé en plein champ. Aucune personne n’a été blessée.

Selon la police, l’incendie peut être considéré comme suspect, la paille ne prenant pas feu sans raison, d’autant plus en cette période de pluie et de conditions météo particulièrement humides.


Le feu détruit le château de paille du projet « villes et champs »

Tribune de Genève, 05.08.2014

Aidés par des agriculteurs, les pompiers sont intervenus durant plus de cinq heures cette nuit pour maîtriser le sinistre.

« Rien ne sera sauvé. Cette installation éphémère aura été plus éphémère que prévu », regrette Laurent Salin, architecte paysagiste et chargé de cours à la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (HEPIA). Le château de paille du projet « Genève, villes et champs », conçu par les élèves de l’HEPIA et qui a nécessité deux jours de construction au début du mois de juin, a pris feu lundi soir. Comme toutes les installations éphémères de la manifestation, il devait durer jusqu’au 4 octobre. Une plainte pour « incendie intentionnel » a été déposée ce mardi après-midi.

Une nuit d’intervention

L’alarme du Service d’incendie et de secours s’est déclenchée à 21h47. « Nous sommes intervenus avec quatorze hommes et six véhicules, explique le lieutenant Philippe Favero, qui a dirigé l’intervention. Vingt sapeurs-pompiers volontaires de la compagnie de Bernex-Confignon sont venus en renfort. Jusqu’à 3h30 du matin, il a fallu démonter les 150 ballots qui formaient le château pour en faire de petits tas. C’était la seule méthode possible pour garantir l’extinction du feu : des braises s’étaient formées à l’intérieur de la paille, trop serrée pour laisser passer l’eau. Des agriculteurs nous ont prêté main forte jusqu’à tard dans la nuit avec deux tracteurs Manitou. »

Personne n’a été blessé ni intoxiqué par l’important dégagement de fumée. Les compagnies de Bernex-Confignon et de Lancy se sont relayées ce mardi pour continuer de surveiller l’incendie. L’évacuation du matériel devrait avoir lieu mercredi à 8h30.

Enquête en cours

« Je suis allé à deux concerts organisés au château de paille, raconte un riverain témoin de l’accident. Tout le monde jetait ses mégots par terre et on s’étonnait que l’installation ne prenne pas feu. C’est surprenant que cet incendie soit parti hier, alors que la paille était mouillée et que personne n’était sur place. »

Un voisin de l’installation a indiqué avoir vu deux personnes s’en éloigner peu avant le départ du sinistre, comme le confirme la police genevoise, mais il n’existe encore aucune preuve que l’incendie soit d’origine criminelle. L’enquête suit son cours.