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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Berlin (Allemagne) : attaque d’un magasin Adidas contre la coupe de foot
Article mis en ligne le 19 juin 2014
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Dans la nuit du 12 juin 2014 à Berlin, le magasin ‘Adidas’ (principal sponsor de la FIFA) situé à Hackeschen Markt, a été attaqué par un groupe autonome en signe de solidarité avec les insurgé-es au Brésil contre la coupe et son monde.

Voici un extrait du communiqué :

En solidarité avec les protestations au Brésil, nous avons attaqué Adidas, un des principaux sponsors de la coupe du monde FIFA et détruit sa façade vitrée à Hackeschen Markt dans la nuit du 12 juin 2014.

« Nao Vai Ter Copa ! » - Il n’y aura pas de coupe du monde !

La Fifa en général et la Coupe du Monde 2014 au Brésil en particulier, sont un excellent exemple de la façon dont le gouvernement, les entreprises et les institutions internationales telles que la Fifa, font cause commune pour plus de contrôle, d’image et de profit.
Avec cela huit personnes sont mortes sur les chantiers de construction du stade, ce qui est « seulement » la pointe visible de l’iceberg de la brutalité et de la perversité de cette Coupe du monde : telles que la démolition et les expulsions des habitations de régions métropolitaines entières, la soi-disant « lutte » contre les barons de la drogue, les augmentations du prix des tickets de transport ou le racisme quotidien contre les gens des favelas...

Le messsage est clair, le Brésil veut se présenter comme une nation industrielle « de premier ordre », juste « pacifier » les banlieues et les multinationales comme Adidas et Coca-Cola avec la FIFA offrent ensemble une nouvelle étape de la commercialisation. En plus de tout ce que les gens au Brésil disent NON depuis longtemps et protestent contre elle, mais même là, il y a des actions de solidarité ...

[Extrait traduit de l’allemand par lechatnoiremeutier de linksunten, 12.06.2014 - 04:10]