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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Fortaleza (Brésil) : affrontements en marge de la rencontre Brésil-Mexique
Article mis en ligne le 18 juin 2014
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En marge des matches, les manifestations se poursuivent au Brésil

AFP, 18.06.2014 13:44

L’opposition continue de donner de la voix contre le Mondial au Brésil. Des heurts ont éclaté mardi lors de manifestations à Fortaleza ainsi que dans un campement d’opposants à Recife.

Une manifestation d’environ 300 personnes contre le Mondial a dégénéré en heurts avec la police mardi à Fortaleza, au nord-est du Brésil en marge du match Brésil-Mexique, a rapporté le site d’informations G1.

Des manifestants ont jeté des pierres vers la police antiémeute, qui a riposté par des tirs de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc et avec des canons à eau.

A Recife, des échauffourées ont fait au moins trois blessés, alors que la police tentait d’évacuer un campement d’opposants...


Mardi 17 juin, plus de 300 personnes se sont rassemblées tout près du stade Arena Castelão à Fortaleza où se tenait la rencontre de foot Brésil-Mexique. Les manifestant-es ont tenté de passer les barrages policiers, qui les ont dispersés une demi-heure avant le début de la rencontre à coups de lacrymo et tirs de flashball. Les protestataires ont répliqué en attaquant les flics avec des pierres et des bâtons. A noter que les flics brésiliens ont fait usage pour la première fois de canons à eau.

C’était une sacrée pagaille durant l’après-midi aux alentours du stade, avant, pendant et après le match. Avant la rencontre, des cars de spectateurs en direction du stade ont été bloqués, tandis qu’un touriste s’est mangé quelques coups... (Il est rapporté dans la presse que deux touristes ont voulu faire leurs justiciers en attaquant la manif). Les manifestant-es ont réussi à bloquer pendant quelques instants la grande avenue Alberto Craveiro, par laquelle passe une bonne partie des cars de touristes et de joueurs. Les barrières et mobilier de sécurité du stade ont été défoncés. Les flics ont revendiqué après la journée près de 30 arrestations : parmi elles, 11 personnes sont mineures. La plupart comparaîtra pour « destructions de biens en réunion ». Dans la matinée, une manif contre le mondial a provoqué la fermeture de l’autoroute en direction du stade Arena Castelão pendant plusieurs heures, mais les flics n’ont pas eu de mal à les dégager pacifiquement.

Par ailleurs, on apprend que la star de la planète football, Cristiano Ronaldo, bénéficie d’une cinquantaine de gardes du corps et agents de sécurité en moto et hélico’ pour son passage d’un peu plus d’un mois au Brésil. Tout cet arsenal est bien évidemment payé par l’Etat portugais.

[Reformulé de la presse portugaise par Le chat noir émeutier, 17/06/2014]