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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Rio de Janeiro (Brésil) : affrontements et attaque de banques en marge d’Argentine-Bosnie
Article mis en ligne le 16 juin 2014
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Les manifestants saccagent deux agences bancaires

AFP, 16/06/2014 à 10:41

Dimanche, plusieurs centaines de manifestants animés par une frange de l’extrême-gauche et les anarchistes sont descendus dans les rues des villes hôtes du Mondial.

La police militaire de Rio a empêché dimanche soir quelque 200 manifestants, dont des Blacks Bloc masqués, de s’approcher du stade Maracana au moment où se déroulait le match Argentine-Bosnie, a constaté l’AFP. Aux cris de « Hey Fifa, rentre en Suisse ! », les manifestants ont tenté en vain de forcer le barrage de police renforcé par la police montée.

Un coup de feu tiré et un moment de tension

Un journaliste de l’AFP a constaté qu’un inconnu, qui passait en voiture près de la manifestation, a tiré un coup de feu en l’air en demandant aux protestataires de dégager. Il y eut un moment de tension car la police a d’abord cru que le tir venait des manifestants, selon le caméraman de l’AFP. Empêchés d’aller vers le Maracana à coups de spray au poivre, les manifestants ont rejoint une autre avenue du quartier voisin de Vila Isabel et ont saccagé deux agences bancaires, selon le site G1 de Globo.

A Porto Alegre (sud), des manifestants ont également protesté contre le Mondial un peu plus tôt en marge du match France-Honduras (3-1). Il n’y a pas eu de heurts avec la police qui les a maintenus à bonne distance du stade Beira Rio.

Une frange de l’extrême-gauche et les anarchistes dirigent les mouvements

A la mi-journée à Brasilia, pendant la rencontre Suisse-Equateur (2-1), environ 300 manifestants se sont rassemblés à la gare routière non loin du stade pour critiquer les dépenses publiques pour le Mondial (11 milliards de dollars). Au son de tambours et sifflets, les manifestants scandaient : «  Je renonce à la Coupe, je veux plus d’argent pour la santé et l’éducation !  ». La manifestation s’est ensuite dispersée sans heurts.

Ces micro-rassemblements, animés par une frange de l’extrême-gauche et les anarchistes dans ce pays de 200 millions d’habitants, sont sans commune mesure avec les défilés monstres de jeunes des classes moyennes qui avaient ébranlé le géant émergeant d’Amérique du sud en juin 2013, pendant le Coupe des Confédérations.