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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Cuers (Var) : sabotage à la carabine contre le TGV
Article mis en ligne le 14 juin 2014
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Tirs de carabine sur les caténaires : deux TGV bloqués à Carnoules et Toulon

Var Matin, 14 juin 2014 à 23h46

Environ 2 200 passagers voyageant à bord de deux TGV de la SNCF se sont retrouvés bloqués de longues heures ce samedi soir suite à une rupture de l’alimentation électrique sur les voies provoquée par des tirs de carabine sur les isolateurs des boîtiers électriques alimentant les caténaires, a indiqué la SNCF.

Le premier train circulait à destination de Paris et ses 1600 passagers se sont retrouvés bloqués en gare de Carnoules. Le second, avec 600 passagers, se dirigeait vers Nice et est en arrêt à Toulon.

Selon Aurélie, une jeune passagère à bord du premier train, la SNCF à d’abord annoncé un premier retard de trente, puis quarante-cinq minutes. "Mais cela fait maintenant presque 4 heures que nous sommes à l’arrêt dans un train bondé où tout le monde n’a pas de place assise, parce qu’en raison de la grève beaucoup de gens se sont rabattus sur ce dernier train à destination de Paris", explique la jeune femme.

"Il y a eu une bagarre, des gens se sont disputés pour des bagages et on attend encore les plateaux repas qu’on nous a promis".

La gendarmerie est sur place pour assurer la sécurité. Et on vient de nous indiquer que les passagers ont le choix entre monter à bord d’un train qui va venir nous chercher pour nous ramener en direction de Nice, avec des arrêts dans chaque gare,ou bien rester à bord du TGV qui va être tracté par une locomotive diesel pour rejoindre Marseille où nous pourrions prendre dimanche matin vers 5 h un TGV avec la promesse d’être à Paris vers 8 heures."

La protection civile a été mobilisée pour prendre en charge les naufragés du rail. Un peu avant minuit, elle s’apprêtait à leur livrer des repas.


Deux TGV bloqués dans le Var : nuit de galère pour 2300 passagers

Le Parisien, 15.06.2014, 12h11

Ils pensaient avoir la chance d’échapper aux conséquence de la grève qui affecte, depuis mercredi, la circulation des trains en France. Patatras ! Quelque 2300 passagers de deux TGV ont été bloqués à la suite d’actes de malveillance, dans la nuit de samedi à dimanche dans la région de Toulon (Var).

Le train n’est arrivé que vers... 10h45 à la Gare de Lyon ce dimanche matin. « C’était le bordel. Je suis parti à 18h06 de Cannes », raconte Guillaume, un informaticien de 38 ans. « Je suis partie de Nice rayonnante et j’arrive confite, je suis épuisée », Viviane, une retraitée de 70 ans, venait pour un mariage dimanche matin, mais elle l’a raté.

Selon la SNCF, c’est une caténaire qui a été vandalisée, stoppant les deux trains qui reliaient Marseille (Bouches-du-Rhône) et Nice (Alpes-Maritimes). Elle a annoncé qu’elle allait porter plainte après la rupture d’alimentation électrique, provoquée selon les premières constatations par des tirs de carabines sur des installations électriques.

« Même si cet incident n’est pas du fait de la SNCF, les voyageurs seront remboursés à 200% », a-t-elle également tenu à préciser. La nuit « a été difficile pour les voyageurs et pour les cheminots », a-t-elle expliqué, soulignant que la gestion de l’incident avait été compliquée par le contexte de grève.

C’est vers 19 heures que ces actes de malveillance dans le secteur de Cuers (Var) ont occasionné une rupture d’alimentation électrique, a indiqué la compagnie ferroviaire.

Les voyageurs attendus vers 10h30 à la Gare de Lyon

La SNCF a affrété deux motrices diesel pour remorquer les trains vers Nice, où elles sont arrivées vers 3 heures du matin. La SNCF avaient mis à disposition des passagers qui le souhaitaient des taxis. Les voyageurs qui voulaient toujours se rendre à Paris ont été transbordés vers une autre rame « avec des plateaux repas » pour repartir vers la capitale. « Il a fallu néanmoins passer la zone non électrifiée », engendrant un délai supplémentaire.

« Depuis 4 heures du matin, on n’a plus de lumière et plus de clim », indiquait effectivement une passagère contacté par BFMTV dimanche matin vers 7 heures. « Les gens sont énervés. (...) On a pu faire un changement à Nice à 2 heures du matin pour avoir des toilettes propres... »

Tristan, 18 ans, qui passe son bac lundi à Paris, se sent soulagé d’être enfin arrivé. « Je savais bien qu’il nous restait encore une journée entière pour rentrer à Paris avant les épreuves de demain, mais bon, il ne fallait pas que cela s’éternise trop longtemps pour ne pas être trop fatigué dimanche soir », dit-il.

Pour un touriste indien de 35, Sudarshan, ce fut « une très mauvaise expérience, un cauchemar : on n’avait pas d’information, parce qu’il n’y avait pas de messages en anglais ». Heureusement, des compagnons de voyage lui ont traduit les messages diffusés par haut-parleur. « Je ne recommanderai jamais à personne de voyager par le train en Europe, cela m’a rappelé les trains indiens », dit-il.