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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Pirée (Grèce) : attaque incendiaire d’un véhicule de G4S
Article mis en ligne le 16 mai 2014
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Aux premières heures du mardi 29 avril 2014, nous avons cramé un véhicule des services techniques du groupe de sécurité G4S (anciennement Group 4 Securicor), au croisement des rues Karaiskaki et Smyrnis, dans l’agglomération de Rentis-Nikaia [ville située dans la banlieue Ouest d’Athènes, à proximité du Pirée, NdT].

Cette entreprise est un des plus grands opérateurs de police parallèle privée à travers le monde. Elle gère des prisons privées en Angleterre et aux Etats-Unis, tout en étant aussi responsable des systèmes de sécurité du "mur de la honte" en Palestine. En Grèce, elle possède la plus grand flotte de fourgons blindés, pour transporter en sécurité les valeurs des banques et d’autres business, elle a équipé la plupart des prisons du pays avec les systèmes de sécurité électronique dernier-cri, et sera chargée de la gestion des camps de concentration pour migrants.

Notre action fait partie du développement d’activités contre l’intention du gouvernement grec de passer une nouvelle loi sur les conditions spéciales de détention et les quartiers de haute sécurité dans la prison de Domokos.

Solidarité avec les combattants incarcérés et poursuivis.

Lutter jusqu’à la liberté, contre le totalitarisme moderne, par tous les moyens nécessaires.

[Cette revendication était entourée d’extraits, ici non-traduits, du récit de la mutinerie de la prison d’Alikarnassos (en Crète) en 1990, fait par l’ex-prisonnier Yannis Petropoulos. On peut le trouver ici en grec]

[Traduit de l’anglais de contrainfo, May 4th, 2014]