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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Athènes : sabotage de 66 distributeurs de billets dans 21 quartiers différents
Article mis en ligne le 15 mai 2014
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Athènes : sabotage de 66 distributeurs de billets dans 21 quartiers

Nous vivons dans une époque où l’Etat est de plus en plus totalitaire, autoritaire et exploiteur. Il ne s’enveloppe plus sous le manteau de « l’Etat social » mais révèle plutôt son véritable visage : un instrument d’oppression et de domination, un représentant institutionnel du pouvoir bourgeois, un garant de l’esclavage salarié et de la prédominance de classe des patrons.

L’Etat s’attaque à n’importe quelle partie de la société qui continue à résister, ou une partie classée comme marginale ou « corps étrangers », avec persécutions, incarcérations, tortures, exécutions, travail forcé, interdictions de manifester, peur.

Cette attaque comprend le projet de réforme du code pénal récemment mis en place ; un projet de loi qui vise à rendre les conditions de vie déjà déplorables en détention encore pire ; un nouveau projet de loi qui créé une prison à l’intérieur de la prison, en réduisant les permissions, limitant communications et visites, promouvant et récompensant les balances parmi les détenus, infligeant des peines d’emprisonnement plus sévères et de nouvelles sanctions punitives, et imposant torture psychologique et physique.

Dans le même temps, à l’intérieur et à l’extérieur des prisons, des luttes ont lieu contre ce nouveau régime d’incarcération et contre les conditions spéciales de détention, de moments de négation et de lutte contre le monopole d’Etat du pouvoir.

Pour notre part, nous avons voulu relier ces luttes permanentes en solidarité avec les prisonniers, nous avons contribué à notre manière à la lutte polymorphe pour une recrudescence de la guerre sociale/de classe, en mettant hors service les DAB suivants dans les premières heures du 1er mai 2014 (par quartier) :

Galatsi : 2 de la Banque Nationale de Grèce (rue Papaflessa), 1 de la Banque du Pirée (rue Tralleon), 1 d’Alpha Bank rue Tralleon)
* Gyzi : 1 de la Banque du Pirée (rue Valtinon), 1 d’Alpha Bank (place Gyzi)
* Aghia Paraskevi : 1 de la Banque du Pirée (rue Ipirou)
* Holargos : 1 de la Banque Nationale de Grèce (Avenue Mesogeion)
* Ano Patissia : 1 de la Banque du Pirée (rue Patission)
* Polygono : 1 de la Banque Nationale de Grèce (rue Mitropetrova)
* Maroussi : 2 de la Banque Nationale de Grèce
* Kypseli : 1 de l’Eurobank (rue Evelpidon), 2 de la Banque Nationale de Grèce (rue Kerkyras), 1 de la Banque du Pirée (rue Kerkyras)
* Pangrati : 1 de la Banque Nationale de Grèce (place Varnava), 1 de la Banque du Pirée (rue Eratosthenous), 1 d’Alpha Bank (rue Eftichidou), 1 de la Banque du Pirée, 4 de la Geniki Bank (Avenue Ymittou)
* Kaisariani : 1 de l’Alpha Bank (rue Ethnikis Antistaseos), 1 de la Banque du Pirée (rue Ethnikis Antistaseos), 1 de l’Eurobank (rue Ethnikis Antistaseos), 1 de la TT Hellenic Postbank (rue Ethnikis Antistaseos), 2 de la Banque Nationale de Grèce (rue Ethnikis Antistaseos), 1 de la Banque du Pirée (rue Nikiforidi)
* Vyronas : 1 de l’Alpha Bank, 2 de la Banque Nationale de Grèce, 1 de la Banque du Pirée
* Alimos : 3 de l’Alpha Bank, 2 de la Banque du Pirée
* Ymittos : 1 de l’Alpha Bank et 1 de la TT Hellenic Postbank (place Ymittou)
* Petralona : 1 de l’Alpha Bank, 1 de l’Eurobank et 2 de la Banque du Pirée (rue Trion Ierarchon)
* Nea Smyrni : 1 de l’Alpha Bank et 1 de la TT Hellenic Postbank (place Nea Smyrni)
* Helliniko : 1 de l’Alpha Bank, 1 de l’Eurobank et 1 de la Banque du Pirée (rue Iasonidou)
* Glyfada : 1 de l’Eurobank , 1 de la Banque Nationale de Grèce et 1 de la TT Hellenic Postbank (rue Gounari)
* Dafni : 1 de l’Eurobank (rue Ethnarchou Makariou), 1 de l’Alpha Bank (rue Aghiou Dimitriou), 1 de l’Alpha Bank (Avenue Vouliagmenis), 1 de Eurobank (rue Eleftheriou Venizelou), 1 de la Banque du Pirée (station de M° Aghios Ioannis), 1 de la Banque Nationale de Grèce (station de M° Aghios Ioannis)
* Aghios Dimitrios : 1 de la Geniki Bank, 1 de l’Alpha Bank, 1 de la Banque Nationale de Grèce
* Faliro : 1 de l’Alpha Bank (rue Aghias Varvaras)
* Neos Kosmos : 2 de la Banque Nationale de Grèce

[Traduit de l’anglais par lechatnoiremeutier de contrainfo, May 13th, 2014]