" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Migennes (Yonne) : sabotage incendiaire du baccalauréat
Article mis en ligne le 12 mai 2014
Imprimer

Yonne : après un incendie, les cours sont suspendus au lycée Blaise Pascal à Migennes

France3 Bourgogne, 09/05/2014 | 06:57

Les pompiers sont intervenus tôt jeudi 8 mai 2014 pour éteindre un incendie qui s’était déclaré dans un des bâtiments du lycée professionnel Blaise Pascal, à Migennes. Le local qui abritait des machines-outil à commande numérique a été détruit. C’est la consternation dans l’établissement.

Une enquête est en cours pour déterminer l’origine du sinistre, qui s’est déclaré dans un bâtiment abritant des ateliers. La direction de l’établissement indique que l’accueil des élèves ne sera pas assuré vendredi 9 mai. "Cette information concerne tous les élèves du Lycée Blaise Pascal", est-il précisé. Les cours reprendront lundi 12 mai.

En revanche, les enseignants sont convoqués pour une réunion générale des équipes pédagogiques qui se tiendra dès 9h vendredi 9 mai au lycée "afin d’organiser l’accueil des élèves de la section microtechnique pour les semaines à venir", déclare la direction.

Comment préparer le bac dans ces conditions ?

Le lycée professionnel Blaise Pascal dispense plusieurs formations, mais il est le seul de l’académie de Dijon à proposer un baccalauréat professionnel industriel Microtechniques.

Durant leur formation, les élèves de seconde, première et terminale apprennent à tourner, fraiser, etc. Les coûteuses machines-outils sur lesquelles ils travaillent servent aussi à passer les examens du baccalauréat. Les premières épreuves débutent dans quelques jours. L’urgence est donc de permettre aux lycéens de continuer à travailler. Les 18 élèves de terminale pourraient être orientés vers d’autres établissements à Sens et à Auxerre.

L’établissement, qui est situé à une vingtaine de kilomètres d’Auxerre, accueille 240 élèves. Le lycée, construit en 1966, a été rénové en 1995.

En 2012, à Migennes, un incendie d’origine criminelle avait touché l’école Marcel Pagnol. L’établissement avait été détruit par un incendie provoqué par une voiture bélier. Cette école primaire est située à une centaine de mètres du lycée Blaise Pascal.


Incendie au lycée Blaise Pascal à Migennes : l’enquête se poursuit

France3 Bourgogne, 09/05/2014 | 19:54

Un incendie a ravagé une partie du lycée Blaise Pascal de Migennes, dans l’Yonne, jeudi 8 mai 2014. Pour le moment, les enquêteurs n’excluent aucune piste. Les cours ont été suspendus. Ils reprendront lundi 12 mai.

Une information judiciaire pour "destruction par incendie" a été ouverte par le parquet de Sens. L’enquête se poursuit pour déterminer les causes de l’incendie qui a ravagé les ateliers du lycée professionnel Blaise Pascal jeudi 8 mai 2014.

Le bâtiment, qui abritait notamment les machines outils, a été réduit en cendres. A quelques jours des épreuves du baccalauréat, c’est une véritable catastrophe. L’établissement est le seul de l’académie de Dijon à proposer un baccalauréat professionnel industriel Microtechniques.

Une soixantaine de lycéens sont inscrits dans cette filière microtechnique : 24 en classe de seconde, 20 en première et 18 en terminale. Les équipes pédagogiques se sont réunies vendredi matin pour tenter de trouver des solutions. Outre les machines à commande numérique, il ne reste rien des ordinateurs tout neufs, des imprimantes 3 D, des cours des enseignants et des élèves, etc.

"Il ne faut pas jeter l’anathème"

Il y a deux ans, un feu d’origine criminelle s’était déclaré dans une école toute proche du lycée. Mais, il ne faut pas tirer de conclusions hâtives, prévient François Boucher, maire UMP de Migennes. "C’est un quartier qui est difficile, qui est compliqué, mais il ne faut pas le stigmatiser", déclare le maire. "Le premier incendie était criminel, celui-ci peut être un incendie classique dû à la vétusté, donc il ne faut pas jeter l’anathème."

Pour François Boucher, "la priorité c’est d’aider les forces de l’ordre à trouver pourquoi une partie du lycée est partie en fumée et surtout de permettre de reconstruire rapidement cet atelier qui est stratégique pour la filière microtechnique". Une des pistes envisagées dans l’immédiat pourrait être d’aménager un nouvel atelier dans un ex-bâtiment commercial situé à côté du lycée.


Migennes : les élèves reprennent le chemin de l’école après l’incendie de leur lycée

France3 Bourgogne, 12/05/2014 | 15:37

Quatre jours après l’incendie qui a ravagé 1000 m² d’atelier dans le lycée Blaise Pascal de Migennes, les élèves étaient de retour en cours ce lundi 12 mai 2014.

Conséquence immédiate du sinistre, les épreuves pratiques de microtechnique comptant pour le baccalauréat n’auront pas lieu cette semaine comme prévu. Elles sont reportées et se dérouleront vraisemblablement en Seine-et-Marne ou dans l’Aube, un des deux départements voisins. Rien n’est encore déterminé. L’académie est à la recherche de lieux adéquats et disponibles pour l’organisation de ces examens.

Le lycée de Migennes est le seul établissement de l’académie à enseigner la microtechnique. Les élèves de Première et de Seconde de cette filière s’inquiètent pour leur avenir. Pourront-ils poursuivre dans leur voie vu que les machines ont été réduites en cendres ?

Au chapitre judiciaire, les investigations se sont poursuivies tout le week-end. Piste criminelle ou accidentelle, les enquêteurs n’excluent aucune hypothèse.