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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Pontoise (Val d’Oise) : Avis aux amateurs, déménagement en cours de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie...
Article mis en ligne le 6 janvier 2015
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[Pour les amateurs donc, si le centre national scientifique de la gendarmerie est en cours d’installation (avec un an de retard) jusqu’à cet été avec ses plus de 500 gendarmes et blouses blanches de l’IRCGN (enquêtes, prélèvements, analyses, laboratoires) et du STRJD (centralisation d’informations des enquêtes, recherches de personnes et de véhicules), l’équivalent de la police est encore en projet. Celui-ci, nommé Institut national de la police scientifique (INPS) devrait pour sa part s’installer à Saint-Denis (avenue Jean Moulin, dans les murs de l’ancienne antenne de la CPAM). Plus d’infos ici]


Les grands rendez-vous de l’année 2015
Les "Experts" de la gendarmerie débarquent à Pontoise

Le Parisien, 5 janvier 2015

C’est demain que le quartier Lange, à Pontoise (Val d’Oise), accueillera officiellement le pôle national judiciaire de la gendarmerie, avec l’arrivée de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) et du Service technique de recherches judiciaires et de documention (STRJD).

Ce pôle d’expertise de très haut niveau regroupera plus de cinq cents "Experts" : ces agents, qui collectionnent les empreintes digitales, peuvent reconstituer en 3D une scène de crime ou faire parler la carcasse d’un téléphone portable. Ils quitteront peu à peu les murs du fort de Rosny, en Seine-Saint-Denis, où ils étaient installés depuis près de trente ans, pour rejoindre le Val d’Oise. La totalité des effectifs auront déménagé avant l’été.

Le chantier, dont le coût est estimé à 34 millions d’euros, a débuté il y a environ trois ans avec la démolition de l’ancienne caserne Lange. Le nouveau site, implanté dans un ancien quartier militaire, se situe face à l’hôtel de police de Cergy et du tribunal administratif. Il regroupera des bureaux, un centre de restauration, soixante-dix studios pour les gendarmes adjoints volontaires, une infirmerie et une zone technique qui renfermera un atelier, un garage et le dépôt de munition.


Quartier Lange : les premiers occupants s’installent

un blog de patrons (Cergy-Pontoise décideurs), 17 mai 2013

Dominique Lefebvre, Président de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et Député du Val d’Oise, a visité les premiers locaux du futur pôle judiciaire de la gendarmerie nationale, installés quartier Lange, à Pontoise.

Le 25 mars, Dominique Lefebvre, Président de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et Député du Val d’Oise, s’est rendu dans les nouveaux locaux du siège du groupement de gendarmerie du Val-d’Oise, installé depuis le 28 février dernier dans le quartier Lange, à Pontoise.

Il réunit en un même lieu :
- un centre de traitement des appels d’urgence (Centre Opérationnel et de Renseignement de la Gendarmerie) ;
- la Brigade Départementale de Renseignements et d’Investigations Judiciaires (unité spécialisée de Police Judiciaire) ;
- les Brigades de prévention de la délinquance juvénile et des transferts judiciaires ;
- la Section des Systèmes d’Information et de Communication (maintenance informatique) ;
- l’État-Major de la Compagnie de Gendarmerie de Pontoise.

Le siège du groupement de gendarmerie du Val-d’Oise constitue la première composante du futur pôle judiciaire de la gendarmerie nationale. Il sera rejoint dès 2014 par 280 gendarmes de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). Ils les aideront à élucider des affaires criminelles et à effectuer des analyses en laboratoire. 280 autres gendarmes du Service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD) arriveront également en 2014. Ils centraliseront et exploiteront les informations transmises par la Gendarmerie nationale sur les crimes, les délits et sur les recherches de personnes et de véhicules.

Dominique Lefebvre s’est félicité de cette installation qui regroupe sur un même site, à Cergy-Pontoise, des services aujourd’hui pour partie dispersés. Cet équipement doit accroître la capacité d’expertise et l’efficacité des services de gendarmerie nationale.


Voici le futur pôle judiciaire de la gendarmerie

Le Parisien | 12 Janv. 2010, 07h00

Nouvelle étape franchie en vue de l’implantation du pôle national judiciaire de la gendarmerie à Pontoise. Annoncé en 2003, le déménagement de cette entité, basée encore pour partie au fort de Rosny-sous-Bois (Seine- Saint-Denis), commence à se concrétiser.

L’agence Groupe-6 située à Grenoble (Isère) vient de remporter le concours d’architectes pour la conception et la construction de ce bâtiment prévu sur 20 000m2.

En juin 2014, le quartier Lange situé le long du boulevard de l’Hautil à Pontoise aura ainsi changé de visage. Il pourra accueillir dans les meilleures conditions les quelque 450 gendarmes qui travaillent au sein de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN)—ces experts qui assurent entre autres l’identification des victimes de catastrophes — et du Service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD). Ce programme unique en France doit bien entendu répondre à des contraintes très fortes en matière de sécurité et de confidentialité compte tenu des activités qui s’y déroulent.

50,7 millions d’euros de travaux

Le projet présenté par l’architecte se décline en quatre bâtiments qui seront réalisés en plus des locaux existants, dans le fond de cette parcelle qui abrite déjà des services de la gendarmerie. « L’IRCGN sera constitué en quatre divisions dont trois destinées à la recherche. Elles seront installées sous forme de plots renfermant en leur sein les laboratoires. La STRJD aura quant à elle trois départements d’analyses composés chacun de zones de bureaux individuels et de plates-formes informatiques, d’un département d’organisation et d’un commandement relié », précise le cabinet d’architecture. Ces deux grandes entités de la gendarmerie seront reliées par un centre de conférences qui va servir de trait d’union. Un bâtiment avec une salle de conférences, un amphithéâtre de 150 places, des salles de cours et de travaux pratiques sur deux niveaux. Ces travaux, estimés à 50,7 millions d’euros, devraient démarrer courant de l’année 2011, plus de six ans après avoir été programmés.


Les experts déménagent

crime-expertise.org, mai 7, 2012

Le pôle judiciaire de Pontoise : la Référence Européenne en Criminalistique

Si autrefois l’aveu était la reine des preuves, aujourd’hui la « preuve scientifique » est devenue incontournable.

Les gendarmes sont dotés, depuis 1987, d’une l’unité spécialisée dans l’analyse des prélèvements connue sous le nom d’I.R.C.G.N (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale). Aujourd’hui basée au fort de Rosny, cette unité va déménager avec le STRJD (Services Technique de Recherches Judiciaires et de Documentation), au Quartier de Lange, à Pontoise. Le Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale (PJGN) incorporera également le Groupement départemental de gendarmerie.

Annoncé en 2003, commencé en Novembre 2011, le Pôle de Police Judiciaire (PPJ) sera achevé en juin 2014, et sera implanté sur un terrain de 5,7 ha.

L’I.R.C.G.N : une unité d’envergure

Implanté à Rosny, dans un fort datant de la première moitié du XIXème siècle, l’I.R.C.G.N est une unité de référence en criminalistique. Il est composé de quatre divisions distinctes :
- La Division Criminalistique A : les empreintes digitales, l’examen documents, la balistique, l’examen des véhicules.
- La Division Criminalistique B : la microanalyse, la section informatique-électronique, la section signal- image- parole, et l’étude des incendies- explosif- environnement.
- La Division Criminalistique C : la biologie, la toxicologie, la thanatologie -l’anthropologie-l’odontologie, l’entomologie.
- La Division Service Organisation

L’I.R.C.G.N ne se contente pas d’effectuer à la demande des unités et des magistrats, les examens scientifiques ou des expertises nécessaires à la conduite des enquêtes judiciaires. Elle apporte également son soutien aux directeurs d’enquête, en mettant à leur disposition un personnel hautement qualifié disposant de matériels adaptés et spécialisés. Elle participe également directement à la formation des techniciens en identification criminelle.

Le STRJD : la mémoire vivante des enquêteurs

Le Service Technique de Recherches Judiciaires et de Documentation (STRJD) est un organisme central de police judiciaire dont la compétence s’étend sur l’ensemble du territoire national métropolitain et outre-mer. Le STRJD centralise et exploite les informations judiciaires qui lui sont transmises par l’ensemble des unités de la gendarmerie nationale relatives aux crimes et délits ainsi qu’aux recherches de personnes et de véhicules.

Il est en relation avec les unités dont il découvre qu’elles sont confrontées à un même phénomène criminel (homicides, vols à main armée, traite des êtres humains, agressions sexuelles, délinquance économique et financière, trafics de stupéfiants ou d’objets d’art ou d’automobiles, …). Il est chargé de traiter les messages demande rapprochement et de gérer les bases de données qui permettent ces rapprochements (JUDEX, FAED, FIJAIS, FNPC …)

Le STRJD interfère également avec la police nationale, des douanes, Europol, et Interpol.

Au cours des dernières années, il s’est vu attribuer une nouvelle mission : celle de la cybercriminalité toutes ses formes (pédopornographie, escroqueries, contrefaçons, racisme et xénophobie, …). Les méthodes d’approche se perfectionnent. Ainsi, depuis un arrêté du 30 mars 2009, les gendarmes peuvent pratiquer « des cyber-infiltrations », une technique visant à entrer en contact, sous pseudonyme, avec des personnes susceptibles de porter atteinte à des mineurs, sur des plates-formes communautaire (des chambres de discussions ou chat ).

Depuis 1994, il participe à la mise au point d’un programme d’analyse criminelle (ANACRIM). Il est le centre de ressources des quelque 450 analystes criminels répartis sur l’ensemble du territoire national.

Sécurité et Hi-Tech

20.000 m² de locaux regrouperons plus de 600 agents.

Etant soumise à de fortes contraintes de sécurité, l’architecture du Pôle de Police Judiciaire de Pontoise s’organise autour d’une typologie de bâtiments particulière : des plots. Ces différents plots seront reliés entre eux par des galeries de circulation.

Un site Hi-Tech et Sécurisé :

- Le pôle de l’IRCGN sera constitué de quatre divisions : trois divisions de recherches, une division en fonction transversale. Chaque division de recherche sera installée dans un plot. Chacun de ces trois plots aura son propre laboratoire. Les laboratoires auront une surface d’environ 13 000 m². L’IRCGN compte environ 300 agents, chargé d’étudier chaque année plus de 90 000 dossiers et d’exécuter plus de 250 000 actes en laboratoire.
- Quant au STRJD, il bénéficiera de trois départements d’analyse. Il compte 300 agents, et son plateau technique sera de 4500 m².
- Un bâtiment multifonctionnel en abritera un Etat-Major par niveau.

Deux niveaux accès sont prévus :
- un rez-de-chaussée bas pour les accès des véhicules lourds et la logistique : une sorte de « back-office »
- un rez-de-chaussée au pour les entrées publiques, personnels et véhicules légers : le parvis d’entrée.

Au centre de gravité du projet, séparant le pôle de l’IRCGN de celui du STRDJ, sera érigé un pavillon de verre : un véritable trait d’union entre les deux pôles. Ce pavillon abritera un centre de conférence, un amphithéâtre 150 personnes, des salles de cours et de TP sur deux niveaux. (Fig 3)

Des moyens à la hauteur du projet.

Avec un chiffre d’affaires en 2010 de 25,1 millions d’euros, Groupe-6 est une des premières agences architecture en France, basée à Grenoble, avec 180 collaborateurs de 15 nationalités différentes. Cette agence est composée d’urbanistes, d’architectes, d’architectes d’intérieur, de paysagistes

Le coût des travaux est estimé à 50,7millions d’euros.

Comme le souligne le Général de brigade Jacques Hébrard, commandant le PJGN :
" A l’horizon de 2014, le quartier Lange sera un véritable pôle judiciaire d’envergure internationale."