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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

[Terrorisme d’Etat] : qui saura résister à "l’impératif d’unité nationale" ?
Article mis en ligne le 8 janvier 2015
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Attentat à Charlie Hebdo : 650 militaires et 2000 policiers en plus jeudi à Paris

Le Parisien, 08 Janv. 2015, 00h35

La préfecture de police de Paris annonce des renforts sur la capitale et l’Ile-de-France dès jeudi, au lendemain de l’attaque meurtrière perpétrée contre le journal Charlie Hebdo. Une trentaine de pelotons de forces mobiles, c’est-à-dire 2000 policiers, seront déployés.

Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur, conjointement avec la préfecture de police, envoie 650 militaires à la suite du relèvement du plan Vigipirate au niveau « alerte attentats ». Il s’agit du niveau le plus élevé.

Cinq sites seront renforcés en présence policière et militaire, à savoir les grands magasins et les sites touristiques (Tour Eiffel, Louvre, etc.) , les transports, gares et réseaux, les lieux de culte, les aéroports et les médias.

Les niveaux du plan Vigipirate ont changé en 2014. Auparavant, les quatre grades de réponse à une menace portaient des noms de couleurs (jaune, orange, rouge et écarlate). Les transports ferroviaires français avaient été placés en alerte rouge après les attentats de Madrid en 2004, de même qu’après les attaques commises par Mohammed Merah, où le stade écarlate avait été déclenché dans dix départements.


Charlie Hebdo : renfort de CRS, gendarmes mobiles et militaires en Ile-de-France

AFP, 7 janvier 2015

Six compagnies de CRS et escadrons de gendarmerie mobile, soit près de 500 hommes, ont « d’ores et déjà été déployés en renfort sur Paris » après l’attentat commis contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, et 350 militaires vont renforcer le dispositif jeudi en Ile-de-France, a annoncé mercredi le ministère de l’Intérieur.

Les renforts de CRS et gendarmes mobiles portent « à 16 le nombre de forces mobiles engagées sur Paris et la petite couronne. D’autres forces sont en transit ou en position d’alerte », précise dans un communiqué le ministère. Dans un second communiqué envoyé dans la soirée, il précise que ces forces mobiles seront épaulées « en région parisienne dès demain matin par 150 militaires supplémentaires, eux-mêmes renforcés dans la journée par 200 autres personnels du ministère de La Défense ».

« Ainsi, ce sont plus de 800 militaires qui vont être engagés aux côtés des policiers et gendarmes en Ile-de-France dans des missions de patrouilles et de sécurisation », ajoute-t-il. « Sur l’ensemble du territoire, les préfets ont été immédiatement sensibilisés pour qu’ils évaluent la sécurisation de sites devant bénéficier de protections supplémentaires », indiquait plus tôt l’Intérieur.

Le plan gouvernemental Vigipirate a été élevé au niveau « alerte attentat », son échelon le plus élevé en Ile-de-France, avait annoncé Matignon. Les organes de presse, les grands magasins, les lieux de culte et les transports dans la capitale ont été placés en « protection renforcée » en région parisienne.

Une cellule interministérielle de crise regroupant des représentants de l’Intérieur, de la Défense, de la Justice, des Transports, de la Santé ou encore de l’Education nationale, a été mise en place au ministère de l’Intérieur. Elle « a pour vocation de permettre aux autorités en charge des opérations de suivre en temps réel l’évolution des événements et de décider dans les meilleurs délais de la stratégie de réponse », précise le communiqué.


Application de Vigipirate, exemple immédiat à Sarcelles
Sarcelles (Val d’Oise) : Des contrôles routiers anti-attentat après la tuerie à Charlie Hebdo

gazettevaldoise, 07/01/2015 à 23:31

Dans le cadre du plan vigipirate "alerte attentat" des contrôles routiers ont été organisés sur le rond-point de la Croix-Verte et à Sarcelles ce mercredi-soir.

Le plan vigipirate ayant été élevé au niveau “alerte attentat” après la tuerie à Charlie Hebdo qui a fait 12 morts et une dizaine de blessés ce mercredi matin, deux contrôles routiers anti attentat ont été organisés dans la soirée par la préfecture du Val-d’Oise, de 18h30 à 20h30. En zone gendarmerie, à hauteur du rond-point de la Croix-Verte, ou trente militaires, dont certains armés de famas, ont été mobilisés, et en zone police, au rond-point de la RN1 à Sarcelles, avec vingt-cinq fonctionnaires sur place.

Le préfet précise : "L’objectif est de faire ouvrir les coffres afin de vérifier que ce qui ne doit par circuler ne circule pas, notamment des armes.”

Dispositif de surveillance

Par ailleurs, le représentant de l’État a indiqué qu’un important dispositif de sécurité a été mis en place sur le département : "Dès cet après-midi, 59 patrouilles de police, soit 180 fonctionnaires, et 25 patrouilles de gendarmerie, pour 75 militaires, ont été déployés, en plus des patrouilles déjà en place, pour le plan vigipirate. Nous avons rappelé des effectifs en repos. Un dispositif de surveillance sera mis en place dans les centres commerciaux les plus importantes, les gares, les lieux de culte, les écoles et les institutions. Le dispositif sera adapté. Il y aura des surveillances en point fixe, avec la présence de policiers et gendarmes de manière statique, mais également de manière dynamique avec des patrouilles régulières.


Attentat à Charlie Hebdo : Hollande décrète un deuil national jeudi

BFMTV/AFP, 07/01/2015 à 22h21

"Demain sera une journée de deuil national", a annoncé le président de la République lors d’une déclaration solennelle à l’Elysée, précisant que les drapeaux seraient mis en berne pendant trois jours. Il s’agit du cinquième deuil national décrété sous la Ve République, autrement dit, depuis 1958.

Le président François Hollande a annoncé une journée de deuil national jeudi en mémoire des "héros" victimes de l’attentat perpétré mercredi contre la rédaction de Charlie Hebdo, le cinquième deuil national de la Ve République, dans une allocution solennelle télévisée prononcée à l’Élysée.

"Demain sera une journée de deuil national, je l’ai décrété", a-t-il déclaré, précisant que les drapeaux seraient mis en berne pendant trois jours. Un décret en ce sens signé du président de la République sera publié jeudi au Journal officiel, a précisé son entourage.

"Je veux ici, en votre nom, dire toute notre reconnaissance aux familles, aux éprouvés, aux blessés, aux proches, à tous ceux qui sont aujourd’hui meurtris dans leur chair par ce lâche assassinat", a déclaré le chef de l’Etat. "Ce sont aujourd’hui nos héros et c’est pourquoi demain sera une journée de deuil national, je l’ai décrété", a-t-il enchaîné.

Drapeaux en berne trois jours

"Il y aura à 12 heures un moment de recueillement dans tous les services publics et j’invite toute la population à s’y associer", a-t-il poursuivi, précisant que "les drapeaux seront en berne trois jours".

François Hollande a également annoncé qu’il réunirait jeudi "les présidents des deux assemblées ainsi que les forces représentées au Parlement pour montrer notre commune détermination".

" Aujourd’hui, c’est la République toute entière qui a été agressée ", a-t-il lancé. "La République, c’est la liberté d’expression, la République, c’est la culture, c’est la création, c’est le pluralisme, c’est la démocratie", a-t-il ajouté.

Douze morts

"C’est ça qui était visé", a-t-il insisté. Le chef de l’Etat a précisé que onze hommes et une femme avaient été tués dans l’attentat. Le procureur de Paris, François Molins, avait annoncé plus tôt un bilan de 12 morts et 11 blessés, sans préciser le sexe des victimes. "Ce lâche attentat a également tué deux policiers, ceux-là même qui étaient chargés de protéger la rédaction de Charlie Hebdo (...) journal qui était menacé depuis des années par l’obscurantisme et qui défendait la liberté d’expression", a ajouté François Hollande.

Il avait ouvert cette intervention de 4 minutes 30, déclarant : " aujourd’hui, la France a été attaquée en son coeur à Paris ". "La liberté sera toujours plus forte que la barbarie (...) et rien ne pourra nous faire fléchir", a lancé le chef de l’Etat en appelant au "rassemblement sous toutes ses formes".


"Charlie Hebdo" : le deuil national, une décision extrêmement rare

Francetv info avec AFP, 07/01/2015 | 23:28

François Hollande l’a annoncé pour jeudi. Ce n’est que la cinquième fois qu’un deuil national est décrétée sous la Ve République.

Après l’attaque mortelle qui a visé le siège de Charlie Hebdo, mercredi 7 janvier, François Hollande a annoncé une journée de deuil national pour jeudi, précisant que les drapeaux seront en berne pour trois jours. Il s’agit d’une décision rarissime en France. Ce n’est que la cinquième fois qu’un deuil national est décrétée sous la Ve République.

Le dernier remonte au 14 septembre 2001, trois jours après les attentats aux États-Unis. Le précédent date du 11 janvier 1996, le jour des obsèques de François Mitterrand. Celui d’avant remonte au 6 avril 1974, quatre jours après la mort de Georges Pompidou. Le premier deuil national de la Ve République date du 12 novembre 1970, trois jours après la mort la mort du général de Gaulle.

Un dispositif flou

Le deuil national est une décision prise par décret et signé par le chef de l’Etat. Généralement, les drapeaux sont mis en berne et hissés à mi-mât sur les édifices publics et les administrations peuvent être fermées. Un deuil national peut être accompagné d’obsèques nationales, notamment lorsqu’il s’agit du décès de personnes héroïques ou de personnalités ayant exercé un rôle moral, politique ou social important dans le pays.

"Normalement, les administrations seront donc fermées [jeudi]", écrit Le Journal du Dimanche insistant sur le flou du dispositif. De son côté, Le Monde rappelle qu’"il n’existe pas de codification claire de ce qui est entrepris ou mis en place pour marquer le deuil de la nation".

Pour jeudi, François Hollande a demandé "à l’ensemble des personnels ainsi qu’à l’ensemble des élèves et étudiants de respecter, jeudi 8 janvier à midi, une minute de silence en hommage aux victimes", annonce le ministère de l’Education nationale.


Charlie Hebdo : tous les responsables politiques reçus à l’Elysée

Le Parisien, 07 Janv. 2015, 23h12

C’est l’union sacrée des dirigeants politiques après l’attentat qui a visé Charlie Hebdo et la liberté d’expression en général, mercredi matin à Paris.

Après l’appel à l’unité, lancé au plus haut sommet de l’Etat, et à une marche républicaine samedi, le chef de l’Etat doit recevoir le patron de l’UMP Nicolas Sarkozy ce jeudi matin à 9h30 et les présidents des deux assemblées, le PS Claude Bartolone (Assemblée nationale) et l’UMP Gérard Larcher (Sénat) ainsi que les responsables des formations politiques disposant d’un groupe politique au Parlement (PS, PCF, PRG, EELV, UMP, UDI).

Une marche républicaine samedi

Dans une déclaration solennelle depuis le siège de l’UMP, l’ex-chef de l’Etat avait exprimé en tout début d’après-midi sa « profonde émotion », appelant « tous les Français à refuser la tentation de l’amalgame et à présenter un front uni face au terrorisme, à la barbarie et aux assassins ». Il a également évoqué un « impératif d’unité nationale » auquel « nul ne peut et ne doit se soustraire » au sein de la classe politique française.

Le Premier ministre Manuel Valls a par ailleurs invité le président de l’UMP à participer, samedi à Paris, à une manifestation en hommage aux victimes de l’attaque.

François Hollande recevra également vendredi les principaux dirigeants des partis politiques ne disposant pas d’un groupe au Parlement comme Marine Le Pen (FN), François Bayrou (MoDem) et Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche).

Une cérémonie d’hommage et de recueillement aux douze victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo se déroulera jeudi midi dans la cour d’honneur de l’Assemblée nationale, dans le cadre de la journée de deuil national décrété par François Hollande.

De son côté,François Hollande observera jeudi à midi à la Préfecture de police de Paris, endeuillée par la mort de deux policiers, le « moment de recueillement » prévu dans l’ensemble des services publics après cette attaque sanglante.