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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Toulouse : le coût des "slogans innommables" et des vigiles à l’université Jean-Jaurès
Article mis en ligne le 17 janvier 2015
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Dégradations à l’université Jean-Jaurès : la facture explose

La Dépêche, 17/01/2015 à 07:01

Les dégradations consécutives à l’occupation de certains locaux [voir ici] sur le campus de l’université Jean-Jaurès, en décembre, vont coûter plus cher que prévu…

On avait d’abord parlé de 150 000 euros puis de 200 000 euros… Ce n’est finalement pas loin du double que l’université Jean-Jaurès va devoir payer pour effacer tous les stigmates de l’occupation, par une poignée de zadistes, de deux amphis et d’une demi-douzaine de salles de cours, tout au long du mois de décembre.

Une facture salée que Jean-Michel Minovez, le président de l’université, n’a pas encore évaluée dans le détail, mais qui a été confirmée en conseil académique, jeudi dernier.

Il faudra attendre mardi et le conseil d’administration justement consacré au budget de la faculté pour avoir les chiffres définitifs qui devraient tourner, selon nos informations, autour de 340 000 euros. « Les coûts des dégradations et de la remise en état des locaux sont une chose, explique Jean-Michel Minovez, mais il faut aussi y inclure le surcoût en gardiennage, qui est prohibitif. C’est ce qui explique l’explosion de la facture. Mais il faut que l’on fasse précisément les comptes pour savoir ce qui a été payé, ce qui ne l’a pas encore été et ce qui ne le sera pas »…

Une chose est sûre, il ne faudra pas compter sur les assurances pour régler l’ardoise. « Nous sommes comme tous les services de l’État, confirme, le président, nous n’avons pas d’assurance pour ce genre de circonstances, ce serait un gouffre financier, nous sommes en quelque sorte notre propre assureur ».

Encore faudrait-il trouver des responsables pour assumer et payer les dégradations. Mais là aussi, l’affaire paraît mal engagée. La poignée de jeunes zadistes qui ont été évacués à la veille de Noël par les forces de l’ordre sur injonction du tribunal administratif, n’ont pas été poursuivis a priori par la justice. En tout cas pas à la connaissance de Jean-Michel Minovez, qui n’a de toute façon aucune illusion. « La difficulté, même si on arrivait à déterminer des responsabilités, c’est que ces jeunes gens sont de toute façon insolvable », remarque-t-il, philosophe. Il faut reconnaître que nous sommes assez démunis ». Une question se pose toutefois. Pourquoi consacrer autant d’argent à la rénovation de locaux qui seront détruits et reconstruits d’ici l’an prochain dans le cadre de la rénovation générale du campus du Mirail ? Jean-Michel Minovez répond sans hésiter. « C’est une question de dignité, on ne pouvait pas laisser les choses en l’état avec des murs salis par des slogans innommables. On le devait aux enseignants et aux étudiants ». Malgré l’équilibre budgétaire déjà très précaire de l’université.