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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Banlieue de Barcelone : attaque solidaire de neuf agences bancaires
Article mis en ligne le 3 février 2015
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Action en solidarité avec les compagnonnes accusées dans l’opération Pandora

A l’aube du vendredi dernier 30 janvier, juste après avoir appris la nouvelle de la levée du secret de l’instruction et que la libération imminente sous caution des compagnonnes ait filtré, nous avons décidé de sortir dans la rue pour exprimer notre solidarité.

Les distributeurs de billets et les vitres des agences suivantes de la banque Santander ont été sabotés :
Dans la ville de Mataró [en banlieue de Barcelone], les agences situées dans les rues : Camí del Mig, Plaza de Granollers, Plaza Santa Anna, Carrer Sant Cugat, Av de América, Via Europa. De la même façon, des agences de cette banque ont été sabotées dans les villes de el Masnou, Vilassar de Mar et Premià de Mar.

Nous avons choisi la banque Santander parce que c’est elle qui a le monopole de l’encaissement des mandats dans les prisons de l’Etat espagnol, brassant chaque année près de 100 millions d’euros, selon les chiffres officiels. Elle spécule et s’enrichit avec cette énorme quantité d’argent, fruit de la souffrance et de l’enfermement de milliers de personnes.

Nous nous réjouissons que les compagnonnes soient libres, bien que nous sachions clairement qu’il reste un long et difficile chemin à parcourir, et que tant qu’existera une résistance face à la domination du système capitaliste, l’Etat et ses mécanismes répressifs tenteront d’en finir avec elle.
Comme l’ont déclaré nos compagnonnes il y a quelques jours, cela n’a fait que nous rendre plus fortes.

Que la flamme de la solidarité ne s’éteigne pas !
Liberté pour Monica et Francisco !

[Traduit de l’espagnol d’Indy Barcelone, 02 feb 2015]