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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Toulouse/Nantes : manifestations "contre les violences policières" & affrontements
Article mis en ligne le 21 février 2015
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ZAD, violences policières : Des manifestations tendues à Nantes et Toulouse

20Minutes, 21.02.2015 à 17:25

Jets de pierres contre canons à eau à Nantes. Jets de peinture contre gaz lacrymogènes à Toulouse. La manifestation organisée à Nantes contre les violences policières et celle organisée à Toulouse pour les « zones à défendre » (ZAD) ont été perturbées par des incidents ce samedi après-midi a constaté l’AFP.

Un policier blessé légèrement au thorax à Nantes

A Nantes, environ 800 manifestants, selon la police, ont défilé derrière une banderole « Contre les violences policières, sociales, économiques... Résistance ». La tension est montée peu avant 16h, quand des manifestants encagoulés ont jeté des pierres vers les forces de l’ordre, qui ont répliqué avec des canons à eau pour tenter de les disperser, a constaté un photographe de l’AFP.

Un policier a été blessé légèrement au thorax par un jet de pierre et transporté au CHU. Deux manifestants ont été interpellés, l’un pour port d’arme et l’autre pour jet de projectile, a indiqué la police.

Cette manifestation était organisée un an après la protestation du 22 février 2014 contre l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, qui avait réuni 20.000 à 50.000 personnes à Nantes, selon les sources. Des heurts violents avaient alors fait de nombreux blessés, dont trois manifestants qui avaient perdu un œil, après des tirs de balles souples de type Flashball ou LBD40.

Hommage à Rémi Fraisse à Toulouse

A Toulouse, une manifestation en soutien aux « zones à défendre » (ZAD) a réuni 450 personnes, selon la police. Les manifestants ont dénoncé « l’agriculture intensive et le monde des bétonneurs ».

Les forces de l’ordre ont répliqué aux jets de peinture des manifestants par des gaz lacrymogènes, a constaté l’AFP. Pendant ce temps, d’autres manifestants lançaient des projectiles contre des vitrines, dont celle d’un bureau de transferts d’argent et d’un magasin de décoration.

Les protestataires, souvent très jeunes et pour beaucoup le visage masqué, avaient déployé en tête de cortège une banderole noire aux lettres blanches, à la mémoire du jeune écologiste Rémi Fraisse : « Je suis Rémi et toutes les autres victimes de la police ». « On n’oublie pas, on ne pardonne pas ».

Le jeune homme avait été tué par une grenade défensive de la gendarmerie sur le site du projet contesté du barrage de Sivens (Tarn) le 26 octobre 2014.

Sur une autre banderole, un avertissement : « Il n’y a pas de planète B : ZAD partout ». Les manifestants ont clamé des slogans comme « Tout le monde déteste la police », « Flics assassins ».

Parmi les manifestants, quelques drapeaux du NPA (extrême gauche), co-organisateur du mouvement. Plusieurs dizaines de jeunes s’étaient grimés en clowns. Quelques autres étaient déguisés en plante.

A Toulouse comme à Nantes, le dispositif des forces de l’ordre était particulièrement important, les précédentes manifestations du même type ayant donné lieu à de nombreux affrontements et dégradations dans les deux villes.


Toulouse. La manif anti-Sivens dégénère dans le centre-ville

Voix du Midi, 21 février 2015 - 17:46

Rebelote. Après les manifestations de novembre dernier qui avaient dégénéré à Toulouse, celle de ce samedi 21 février n’a pas dérogé à règle.

Pourtant, tout avait bien commencé. Des centaines se sont rassemblées square de Gaulle à 14h et c’est sous la pluie que le cortège s’est mis en branle à 14h55 rue Alsace-Lorraine, vers Jeanne d’Arc. Les messages sur les banderoles étaient très divers – « Non à la répression, oui à l’expression », « Il n’y a pas de PLANète B ZAD partout » – dans un cortège escorté par des policiers en uniforme ou en civil sur chaque trottoir pour surveiller les manifestants et protéger les éventuels débordements.

« On va faire du lèche-vitrines à coups de barre à mine »

Mais tout a dégénéré rue de Metz en direction d’Esquirol, vers 15h45, quelques minutes après que la foule eut plusieurs fois crié le slogan « Vive le van, vive le van, vive le vandalisme, on va faire du lèche-vitrines à coups de barre à mine ! ».

Pétards, fumigènes : des dizaines de casseurs se sont désolidarisés du cortège pour attaquer les vitrines des commerces, et ont emprunté un parcours qui les ont menés respectivement rue de Metz, rue des Arts, place Mage et aux Carmes. Ce n’est que quai de Tounis qu’ils ont été chassés par les CRS jusqu’à Palais de Justice, avant de se disperser.

La rue des Arts a trinqué

Résultat : des nombreuses vitrines d’agences bancaires ont été brisées à la masse, et plus de la moitié des commerçants de la rue des Arts, côté quartier Baragnon, ont été la cible de ces attaques. Notamment la responsable de DMS Chausseur, qui a eu une peur bleue ce samedi et dont la totalité de la vitrine a été brisée en mille morceaux. « J’étais derrière la vitre en train de baisser la grille quand ils ont attaqué la vitrine. J’en ai ras-le-cul maintenant. En plus, on n’a reçu aucun mail de la mairie ni de la CCI (Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse, ndlr) pour nous dire qu’il allait y avoir une manif. Je vais porter plainte contre mon agresseur et contre la mairie de Toulouse », explique–t-elle, furieuse mais encore sous le choc.

Quant à la manifestation officielle, elle s’est poursuivie rue de Metz, avant de tourner vers la rue Alsace-Lorraine et de poursuivre rue Languedoc et terminer vers la place du Salin, son arrivée initiale.

La manifestation, co-organisée par le NPA 31 (Nouveau parti anticapitaliste) contre le projet de barrage de Sivens, contre les violences policières et en mémoire à Rémi Fraisse, avait pourtant été autorisée par la préfecture de Haute-Garonne dans la semaine. Les services de police ont déjà procédé à une interpellation.

Dans le même temps, un rassemblement des pro-barrage était organisé à Albi (Tarn).


Toulouse sous le feu des casseurs

La Dépêche du Midi, 22/02/2015 à 07:32

Vitrines de commerces brisées, tags hostiles à la police sur les murs et panneaux publicitaires dégradés, entre la rue de Metz et la place du Salin, à Toulouse. Hier après-midi, la manifestation des anti-Sivens qui a réuni environ 450 personnes, toutes opposées au projet de construction d’un barrage sur la zone du Testet, dans le Tarn, a donné lieu à des débordements orchestrés par des groupes de casseurs en cagoule.

Les forces de l’ordre très nombreuses (250 dont 163 CRS) ont procédé à 16 interpellations pour des violences avec armes par destination (jets de marteau ou bouteille en verre) et insultes en série sur les policiers. Criant leur rejet d’un monde livré « à la marchandisation » et clamant leur hostilité au projet du barrage de Sivens, dans le Tarn à propos duquel la justice vient d’ordonner l’évacuation partielle du site occupé par les opposants, les manifestants des « zones à défendre » (zadistes), ont défilé durant plus de deux heures. Mais derrière ces revendications anti-libérales, des slogans hostiles aux forces de l’ordre ont fusé très vite parmi le cortège de manifestants encagoulés et vêtus de noir. Des voix s’élèvent : « Tout le monde déteste la police ! », « Flics assassins ! ». Les manifestants avancent en déployant une banderole noire à la mémoire de Rémi Fraisse, le jeune écologiste tué par une grenade défensive de la gendarmerie sur le site du projet contesté du barrage de Sivens, le 26 octobre 2014. La tension monte d’un cran. Des zadistes déguisés en clown font leur numéro devant des policiers casqués.

Il est 15h45, à l’angle de la rue de Metz et du boulevard Carnot. Des forces de l’ordre sont prises pour cible : jets de marteau, de peinture et de bouteilles. Ils répliquent à coup de lacrymogène. La manifestation des zadistes dérape. Quelques dizaines d’activistes profitent de ce moment de violence pour s’engouffrer dans les ruelles adjacentes à la rue de Metz. Leur cible : la rue des Arts et ces magasins de luxe. Une vitrine sur deux est fracassée en un temps éclair. « J’étais derrière une porte et j’ai vite tiré mon rideau quand j’ai entendu des détonations, explique ce commerçant, dépité. En très peu de temps ils ont jeté des cailloux contre des vitrines de magasins. Il y avait beaucoup de gens autour d’eux qui prenaient des photos. » Rue de Metz, des devantures de banque et d’assurance sont également brisées. Des façades de distributeurs automatiques sont fissurées. Des casseurs visiblement bien organisés. Une fois les exactions commises, ils auraient pris la fuite du côté du quai de Tounis pour changer de vêtements.« Des casseurs haineux et désœuvrés sont venus pour se battre, détruire, se défouler, notamment contre les policiers », estime Didier Martinez du syndicat Unité SGP POlice-FO. Vers 17h30,les derniers irréductibles s’éparpillent place du Parlement où le canon à eau des CRS les incite à la dispersion. Bien aidé aussi par un orage de grêle dissuasif.


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