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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Raymondville (Texas) : mutinerie dans une immense prison privée
Article mis en ligne le 21 février 2015
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Texas : des détenus prennent en partie le contrôle

Associated Press, 21 février 2015 | 21:39

RAYMONDVILLE, États-Unis – Quelque 2800 prisonniers d’un pénitencier du Texas seront déplacés vers d’autres établissements après la prise de contrôle par des détenus d’une partie de la prison, vendredi, rendant l’endroit « inhabitable ».

Le porte-parole de l’administration des prisons aux États-Unis Ed Ross a affirmé samedi que les mutins se soumettaient aux ordres des autorités, mais des négociations étaient toujours en cours pour que les gardiens reprennent le « contrôle complet » du Centre correctionnel du comté de Willacy.

Le shérif Larry Spence a fait état de blessures mineures. Les prisonniers, qui utiliseraient des tuyaux comme armes, n’ont toutefois pris aucun otage, selon M. Spence.

Le contracteur privé de la prison, l’entreprise Management & Training, a précisé qu’environ 2000 prisonniers avaient refusé d’effectuer leurs tâches pour protester contre l’état des services médicaux de l’établissement.

Les administrateurs de la prison avaient accepté de rencontrer les détenus pour négocier avec eux, mais l’établissement a été bouclé un peu plus tard, selon le porte-parole de l’entreprise Issa Arnita.

M. Arnita a ajouté que les prisonniers avaient réussi à s’évader de leurs cellules pour se rendre ensuite dans la cour extérieure. Le quotidien Valley Morning Star a rapporté que des incendies avaient été allumés dans trois des dix unités de la prison.

Selon les autorités, 800 à 900 détenus n’ont pas participé aux incidents.

Les prisonniers de l’établissement sont considérés comme des « délinquants à faible risque » — ce sont en grande majorité des immigrants illégaux.

« Les agents correctionnels ont utilisé des moyens non-létaux, des gaz à lacrymogène pour reprendre le contrôle », a indiqué M. Arnita. Il n’y a aucun danger pour le public, a-t-il assuré.

Les autorités n’ont pas précisé pourquoi les prisonniers s’étaient révoltés contre les services médicaux.

Une étude de 2007 réalisée par l’Union américaine pour les libertés civiles avait toutefois révélé que les immigrants illégaux en prison se plaignaient de leur faible accès à des soins médicaux. Ils déploraient entre autres qu’ils devaient attendre au moins une semaine pour rencontrer un professionnel de la santé.