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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

In Salah (Algérie) : bilan des émeutes anti-gaz de schiste, 40 flics blessés & la sous-préfecture incendiée
Article mis en ligne le 3 mars 2015
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[On retrouvera plus d’infos détaillées sur ces émeutes dans le précédent article publié ici]

Une quarantaine de policiers blessés dans des soulèvements au sud de l’Algérie

AFP, 2 mars 2015 à 08:46

Quarante policiers ont été blessés dimanche dans des heurts avec des manifestants hostiles à l’exploitation du gaz de schiste à In-Salah, dans le Sahara algérien (sud), a annoncé le ministère de l’Intérieur.

"La ville d’In-Salah a connu (dimanche), des incidents touchant l’ordre public, initiés par un groupe de jeunes contestant les opérations d’exploration du gaz de schiste dans cette région", a précisé le ministère dans un communiqué.

Selon cette source, ces heurts ont "provoqué des blessures à 40 policiers, dont deux grièvement atteints". Les protestataires ont incendié le siège de la daïra (sous-préfecture) d’In-Salah et la résidence du chef de daïra, une partie d’un dortoir des forces de l’ordre et un camion de la police. Les forces de l’ordre ont réussi à "maîtriser la situation et à instaurer le calme dans la ville", indique le communiqué.

Depuis que le groupe pétrolier public algérien Sonatrach a annoncé fin décembre avoir effectué avec succès son premier forage pilote dans la région d’In-Salah, les manifestations anti-gaz de schiste se sont multipliées dans les villes du Sahara algérien.
La Sonatrach a annoncé au début du mois de février que ses forages exploratoires de gaz de schiste par fracturation hydraulique continueraient en dépit de l’hostilité grandissante des populations vivant près des gisements. Des manifestations ont lieu sans discontinuer depuis deux mois à In-Salah, la ville la plus proche des lieux de forage.
L’Algérie compte investir massivement dans le gaz de schiste afin de compenser la baisse de ses revenus pétroliers mais se heurte à l’hostilité des populations vivant près des gisements, inquiètes des conséquences de ces forages sur l’environnement.
Selon des études internationales, l’Algérie possède les quatrièmes réserves mondiales récupérables de gaz de schiste, après les Etats-Unis, la Chine et l’Argentine.