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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Lille : les façades de la gendarmerie et de la mairie prennent des couleurs
Article mis en ligne le 24 mars 2015
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Lille : La façade de la gendarmerie repeinte en rose

20Minutes, 24.03.2015 à 12:05

Ont-ils troqué le bleu contre le rose ? Dans la nuit de lundi à mardi, la gendarmerie du boulevard Louis-XIV, à Lille, a subi des dégradations à la peinture rose.

C’est une occupante des lieux qui a découvert les faits à son réveil, ce mardi matin. De la peinture rose bonbon a été projetée sur toute la longueur de la façade de la gendarmerie du boulevard Louis-XIV. Les traînées de couleur atteignent trois mètres de haut à certains endroits. Selon un militaire, les vandales ont certainement utilisé des pulvérisateurs pour pouvoir atteindre une telle hauteur.

D’autres bâtiments visés

Les gendarmes ont effectué les constatations avant de transmettre le dossier à la police, seule habilitée à enquêter à Lille intra-muros. Une plainte va d’ailleurs être déposée par le bailleur Partenor, propriétaire des lieux. Selon un officier, les dégradations ont été effectuées aux alentours de 3h30 du matin et la caserne n’aurait pas été le seul bâtiment touché par les mauvais plaisantins : l’institut Pasteur et la mairie de Lille auraient aussi fait les frais de ces peintres nocturnes. La brigade anti-tags de la municipalité était à l’œuvre en milieu de matinée pour effacer les traces de peinture rose.


Attaque à la peinture de la mairie, la gendarmerie, la "maison du hip-hop" et de l’institut pasteur

Indy Lille, 24 mars 2015

Dans la nuit du 23 au 24 ont été attaquées à coup de peinture les façades de la mairie, de la gendarmerie, de la Mangouste anciennement occupée et de la maison du hip-hop. Nous avons choisi ces cibles pour nous opposer à la réhabilitation des quartiers populaires et à la politique de la ville qui expulse les pauvres pour rendre ses quartiers plus rentables pour les promoteurs immobiliers.

Le Chti d’Arras, ancien lieu d’activité et de vie occupé illégalement pendant plusieurs années (où se déroulaient notamment des concerts et autres événements hip-hop) s’est vue expulsé et remplacé par « la maison du hiphop » ou « Centre Européen de Culture Urbaine ». Un bon moyen pour la mairie de récupérer ce qui se faisait déjà sans elle, de le décharger de tout ce qui s’y faisait de subversif, et d’en faire un produit culturel-commercial.

De nombreuses pratiques rentrent de fait en contradiction avec leur logique. Que ce soit en occupant des terrains, des immeubles et des maisons vacantes, ou lors de grèves de loyers, pour se loger ou pour expérimenter de nouveaux rapports sociaux, on se retrouve rapidement confronté à la répression. En témoigne l’expulsion récente de la Mangouste (bâtiment vide depuis plusieurs années et appartenant à l’institut pasteur), squatt situé en plein centre de Lille, très visible, ouvert sur le quartier et donc gênant pour la mairie. Les moyens déployés à cette occasion (nombre important des forces de polices, quartier bloqué pendant toute la matinée) montre en effet leur volonté de saper à la base toute initiative d’organisation qui ne leur soit pas subordonnée. Il existe encore plusieurs lieux occupés, notamment l’Insoumise (bouquinerie où de nombreuses discussions, projections de films… ont lieu), qui sont eux aussi expulsables.

Nous n’entendons pas les laisser faire, ni n’attendons une permission ou droit de leur part. Nous n’aurons que ce que nous saurons prendre. Nous appelons à la solidarité entre tous ceux qui luttent et qui subissent la politique économique et sociale de l’état et de ses sbires.

Guerre à ce vieux monde. ACAB.