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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Grèce/international : chronologie de manifs, attaques et occupations solidaires avec les prisonniers en grève de la faim [mis à jour et complété 6 avril]
Article mis en ligne le 6 avril 2015
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Plusieurs manifestations, attaques (notamment incendiaires) et occupations solidaires ont eu lieu ces dernières semaines en solidarité avec les prisonniers en grève de la faim depuis début mars, pour certains dès le 2 mars (voir ici et ), dont une partie est hospitalisée. Le 4 avril, les membres des Cellules du Feu cessent leur grève de la faim, le 5 avril idem pour Nikos Maziotis (Lutte Révolutionnaire), et auparavant Dimitris Koufontinas (du 17Novembre) le 27 mars et Kostas Gournas le 1er avril (Lutte Révolutionnaire). Tous en étaient entre 26 et 32 jours sans manger. Les dizaines d’autres prisonniers, organisés au sein du DAK (Réseau de Prisonniers en Lutte), continuent le mouvement.
On peut par exemple retrouver les communiqués de l’agitation solidaire sur contrainfo en espagnol et anglais, et sur Interarma, sources à partir desquelles nous avons réalisé cette chrono non exhaustive de Grèce et de l’international (en laissant tomber les banderoles accrochées, les tags, et tracts distribués un peu partout) :

4 et 6 avril, Athènes : sabotage de trois distributeurs de billets de la Emporiki, Piraeus Bank et La Poste, au croisement des rues Amalias et Ermou. (revendiqué par Cri terroriste)

6 avril, Ioninna : peinture balancée contre les locaux de Syriza.

5 avril, Chania (Crète) : engin incendiaire contre le siège de la Banque du Pirée en centre-ville.

3 avril, Kavala : un engin incendiaire crame la devanture de la Piraeus Bank dans une rue centrale de la ville (revendiqué Incendiaires en furie).

3 avril, Exarchia (Athènes) : engin incendiaire contre un local de Syriza, posé à l’intérieur grâce à un trou dans une de ses vitres...

2 avril, Elefsina : les bureaux de Syriza sont attaqués avec des pierres.

2 avril, Ioánina : manifestation solidaire. La banderole de tête disait "Jusqu’à la destruction de toutes les prisons/Solidarité avec la lutte des prisonniers en grève de la faim depuis le 2 mars".

2 avril, Athènes : vers midi devant l’université d’Economie (ASOEE ), la rue Patission est bloquée par des poubelles enflammées, avec banderoles et tracts

2 avril, Brisbane (Australie) : sabotage de 10 distributeurs de billets des banques National Australia Bank, Commonwealth, Bank of Queensland, Suncorp, Bendigo et Westpac. Deux ont aussi eu leurs vitres brisées, la National Australia bank et une de la Suncorp bank (revendiqué Cellule de vandales anarchistes).

2 avril, Héraklion (Crète) : attaque incendiaire contre le deuxième bureau des impôts, qui détruit son entrée (revendiqué par la FAI/FRI-Cellule d’Heraklion).

1er avril, Santiago (Chili) : rassemblement éclair devant l’ambassade grecque dans le quartier de Las Condes et pose d’une banderole solidaire sur son mur.

1er avril, Copenhague (Danemark) : rassemblement devant l’ambassade grecque qui bloque avec une banderole son entrée, dans laquelle son balancés des tracts solidaires.

1er avril, Berlin (Allemagne) : rassemblement solidaire sur la Heinrichplatz (Kreutzberg), où des textes sont lus et distribués.

1er avril, Varsovie (Pologne) : peinture et tag contre l’ambassade grecque (revendiqué Deux anarchistes).

1er avril, Patras : occupation du siège des locaux de Syriza par une cinquantaine de compagnons

1er avril, Athènes : occupation de la cour du Parlement grec.

1er avril, Helsinki (Finlande) : sabotage solidaire d’une boutique de l’entreprise de fourrures Turkisateljee Aira Arffman avec serrure bouchée, vitres brisées et fumigène balancé dedans.

31 mars, Thessalonique : incendie d’un véhicule du Ministère du Développement et d’un autre de la boîte de sécurité Thorax

30 mars, Zurich (Suisse) : le consulat grec est tagué d’un "Feu aux prisons (A)" en grec et en anglais, son bâtiment se prend des oeufs de peinture.

30 mars, Chania (Crète) : attaque incendiaire du siège local de Syriza

29 mars, Athènes (Zografou&Dafni) : attaque aux molotovs au petit matin du comico de quartier de Zografou ; idem contre celui de Dafni (3 voitures de patrouille et une banalisée endommagées).

29 mars, Santiago (Chili) : sabotage avec de la soudure à froid des portes et cadenas de neuf banques, une guérite de flics et trois institutions (revendiqué Cellule de sabotage Jhonny Cariqueo).

28 mars, Athènes : un engin incendiaire de basse intensité s’allume dans le quartier de Nea Smyrni devant l’entrée du domicile du docteur collabo des flics Stelios Drimis. Ce dernier, directeur de l’Hôpital Tzaneio qui reçoit des compagnons grévistes de la faim lorsqu’ils sont trop mal au point pour rester en prison, a voulu immédiatement signer le retour de l’un d’eux à l’intérieur sans s’en occuper( attaque revendiquée Cellule d’incendiaires "Réponse nocturne").

28 mars, Buenos Aires (Argentine) : sabotage de la ligne de train à l’intersection des rues Floresta et Villa Luro avec un engin incendiaire/explosif (revendiqué par Cercle de Feu).

25&27 mars, Athènes : incendie d’un véhicule de police dans le quartier de Melissia et destruction incendiaire du siège de l’entreprise de sécurité Space Hellas, avenue Mesogeion

26 mars, Buenos Aires (Argentine) : banderole solidaire ("Aucun gouvernement ne pourra briser notre passion pour la liberté. Solidarité avec les prisonniers anarchistes en grève de la faim en Grèce") et tracts distribués

25 mars, Komotini : rassemblement solidaire, banderole et tracts distribués sur un square central.

25 mars, Chania (Crète) : manifestation d’une petite centaine de personnes dans les principales rues de la ville.

24 mars, Kavala : occupation de la radio ‘102.8 FM Sto Kokkino’ située dans les locaux de Syriza, qui a pris fin le lendemain.

24 mars, Porto Alegre (Brésil) : l’entrée du tunnel de Conceição est bloqué par une banderole solidaire qui empêche les camions d’y pénétrer, tandis qu’un incendie sur la route dans le tunnel empêche les voitures d’y entrer (revendiqué Des coeurs marginaux).

23-29 mars, Athènes : occupation pendant six jours de la radio liée à Syriza, “Kokkino 105,5″.

23 mars, Heraklion (Crète) : attaque explosive contre une des quatre entrées du tribunal local (revendiqué par la FAI/FRI-Noyau d’Heraklion)

23 mars, Athènes : attaque incendiaire du siège de Syriza dans le quartier de Patissia (revendiqué par Patrouille nihiliste/Incendiaires du quartier).

23 mars, Mytilini (Iles Lesbos) : intervention solidaire sur la radio "Aeolus FM". Diffusion de matériel de contre-information et d’une conversation téléphonique avec un prisonnier en grève de la faim, pré-enregistrés d’avance.

23 mars, Agrinio : occupation de la chaîne de TV Acheloos lors de l’émission en direct "Dans les stades de football". Une quinzaine de solidaires ont distribué des tracts dans la rue à l’extérieur de l’immeuble, tandis qu’à l’intérieur une banderole a remplacé les présentateurs et une courte vidéo de contre-information diffusée à la place du programme prévu.

23 mars, Heraklion (Crète) : sabotage de 30 distributeurs de billets

21 mars, Istanbul (Turquie) : manif anarchiste solidaire aux cris de "Destruction des prisons et libération des prisonniers/Insurrection, révolution, anarchie".

21 mars, Thessalonique : manif solidaire de 150 personnes dans les quartiers de Sykies et Neapoli. Nombreux tags, et écrans de distributeurs de billets obstrués.

20/22 mars, Athènes : incendie de quatre distributeurs de billets de la Banque Nationale dans les quartiers de Kato Halandri, Marousi et Zografou, de trois autres de l’Alpha Bank dans les quartiers de Pefki, Neo Psihico et Vyronas, d’un autre de la Banque du Pirée dans le quartier de Aghia Paraskevi et d’une camionnette de la chaine de supermarchés Sklavenitis dans le quartier de Kaisariani.

19 mars, Heraklion (Crète) : occupation des chaînes de télé Tv Creta et Kriti TV

17 mars, Athènes : manifestation solidaire de 2000 personnes qui se termine autour d’Exarchia en barricades de poubelles enflammées, voitures de luxe incendiées et affrontements avec les flics

13 mars, Lamia : interruption forcée des programmes de la radio commerciale "NET 101,9" pour y lire un message solidaire.

13 mars, Athènes : occupation de la faculté de Droit

13 mars, Komotini : rassemblement solidaire, banderole, lecture de lettres des prisonniers et tracts distribués sur un square central.

10 mars, Berlin (Allemagne) : incendie d’une voiture de flics sur le parking de la gare de Lichtenberg en mémoire de Lambros Foundas et en solidarité avec les grèves de la faim dans les prisons grecques.

8 mars, Athènes : occupation de l’immeuble des bureaux centraux de Syriza sur la Koumoundourou.

8 mars, Volos : incendie d’un véhicule de la municipalité

5 mars&14 mars, Athènes : incendie d’un véhicule de l’entreprise ISS dans le quartier de Dafni et d’une camionnette de Vodafone dans celui de Nea Smyrni (revendiqué par la FAI/FRI-Feu et Rage)


Grèce : une quinzaine d’anarchistes arrêtés

AFP, 01/04/2015 à 14:25

Un groupe d’une quinzaine d’anarchistes ont été arrêtés aujourd’hui dans la cour du Parlement grec, dans le centre d’Athènes, où ils ont réussi à pénétrer pour manifester contre "les prisons de haute sécurité" et pour les droits des détenus.

Les policiers ont rapidement arrêté les manifestants qui ont toutefois réussi pendant quelques minutes à hisser une banderole devant l’entrée du Parlement, sur laquelle était inscrit "Solidarité avec les grévistes de la faim, satisfaction de leurs revendications", selon une source policière. Ils ont été transférés dans une fourgonnette de la police à la Direction de la police d’Athènes, selon la même source.

Presque une vingtaine des détenus condamnés à de lourdes peines, membres des groupes terroristes du "17 Novembre" et de "La Conspiration des cellules de feu", observent une grève de la faim depuis plusieurs jours dans diverses prisons du pays, réclamant la libération de certains de leurs camarades "pour des raisons de santé" ainsi que la suppression des prisons de haute sécurité.

L’un des grévistes a été transféré mercredi à l’hôpital pour être soigné, selon une source policière.


fichiers joints

  • Athènes (Exarchia), 17 mars
  • Athènes (Exarchia), 17 mars
  • Athènes, 1er avril, cour du Parlement
  • Athènes, 2 avril
  • Athènes, 8 mars : occupation des bureaux centraux de Syriza
  • Buenos Aires (Argentine), 26 mars
  • Chania (Crète), 25 mars : manifestation
  • Chania (Crète), 30 mars : locaux de Syriza
  • Copenhague (Danemark), 1er avril : ambassade grecque
  • Heraklion (Crète), 2 avril : bureau des impôts
  • Ioanina, 2 avril : manifestation solidaire
  • Kavala, 3 avril : Banque du Pirée
  • Komotini, 25 mars
  • Patissia (Athènes), 23 mars : siège de Syriza
  • Patissia (Athènes), 23 mars : siège de Syriza
  • Patras, 1er avril, locaux de Syriza occupés
  • Santiago du Chili, 1er avril : ambassade grecque
  • Thessalonique, 21 mars
  • Varsovie (Pologne), 1er avril : ambassade grecque
  • Zurich (consulat grec), 30 mars