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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Ras Al Khaïmah (Emirats arabes unis) : révolte des travailleurs migrants
Article mis en ligne le 13 avril 2015
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Mutinerie ouvrière après la mort d’un collègue

20Minutes, 13.04.2015 08:30

Des ouvriers ont incendié un site de construction et 17 véhicules aux Emirats arabes unis après la chute d’un de leurs collègues du 5e étage d’un bâtiment, qui pourrait être un suicide.

Les autorités ont observé un mutisme total sur ces incidents survenus samedi soir à Ras Al Khaïmah, et qui ont été marqués par des actes de vandalisme et de pillage sur le site de l’Emirates National School, selon le quotidien « The National ».

Des générateurs, des citernes de carburant et des bureaux ont été incendiés, a ajouté The National, précisant que des routes ont été bloquées et que la police a été déployée en nombre pour contenir les violences.

Une enquête a été ouverte. Le journal n’a pas révélé le nom de l’entreprise qui emploie les ouvriers en colère.

La question des travailleurs migrants fait régulièrement l’objet de controverses dans le Golfe. Ils sont des millions, venus notamment des pays d’Asie du sud, et leurs conditions de travail sont souvent dénoncées à l’étranger par des syndicats et des organisations de défense des droits de l’Homme.