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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Athènes : expulsion du Rectorat occupé et début du vote de l’abolition des prisons de type C
Article mis en ligne le 17 avril 2015
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Athènes : les anarchistes délogés du rectorat

AFP, 17/04/2015 à 08:18

Un groupe d’anarchistes qui occupait depuis dix-neuf jours le rectorat d’Athènes, pour faire pression sur le gouvernement de gauche radicale, a été délogé par les policiers ce matin, indiquent une source policière. La police, qui depuis hier soir encerclait le bâtiment néoclassique du centre de la capitale, est intervenue sur ordre du procureur. Quatorze personnes ont été interpellées.

L’évacuation intervient au lendemain d’un premier vote du Parlement approuvant un projet de loi pénal qui supprime notamment les prisons de haute sécurité. La mouvance anarchiste souhaite que le gouvernement aille plus loin dans l’abolition des mesures pénales jugées "sécuritaires" prises par les gouvernements précédents. Hier soir, de légers heurts avaient déjà éclaté avec la police à l’extérieur du bâtiment du rectorat avant de se déplacer vers Exarcheia, le quartier contestataire d’Athènes.

La mouvance anarchiste grecque a fait monter la pression sur le gouvernement d’Alexis Tsipras ces dernières semaines en multipliant les opérations coup de poing et les occupations de bâtiments publics ou du parti Syriza. L’opposition a accusé l’exécutif de passivité face aux contestataires et à ces occupations. Syriza avait régulièrement critiqué la répression policière des manifestations à l’époque où le parti était dans l’opposition.