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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Douilly (Somme) : sabotage du mât d’un projet d’éoliennes industrielles
Article mis en ligne le 28 avril 2015
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Douilly (Somme) : Un mât de 45000€ vandalisé

Courrier picard, 27/04/2015

Le mât [de 80m de haut] s’étale encore au milieu du champ, entre Douilly et Quivières. Tombé dans la nuit de samedi 25 avril au dimanche, cet équipement installé par l’entreprise Nordex est censé mesurer le vent dans le cadre d’une étude avant l’installation de treize éoliennes l’an prochain. Un projet qui soulève la colère de nombreux anti-éoliens depuis plusieurs mois.

« Qu’on nous traite de tous les noms chaque jour, passe encore, mais détruire du matériel ça va trop loin », s’énerve Gaëtan Lesne, responsable de projets pour la société de construction des éoliennes. L’homme a de quoi s’énerver. Le coût d’un tel mât s’élève à près de 45 000 euros. «  Des câbles ont été sciemment coupés . C’est évident. La gendarmerie est venue sur place vérifier », détaille-t-il. L’entreprise Nordex a déposé une plainte contre X.

Le propriétaire du champ, Laurent Dossin, est lui aussi excédé. « Les anti-éoliens peuvent être contre ce projet mais j’en ai marre qu’ils sabotent les équipements. Ils nous laminent tous les jours avec leurs mails aussi, c’est trop », s’essouffle-t-il. Le mât devrait être retiré rapidement. Il n’est plus en état de fonctionner d’après l’entreprise.