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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Baltimore sous couvre-feu
Article mis en ligne le 30 avril 2015
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Baltimore : 35 arrestations après l’entrée en vigueur du couvre-feu

AFP, 30/04/2015 à 01:04

Quelques minutes après 22h00, la police a lancé des fumigènes et des bombes au poivre pour disperser quelques dizaines de récalcitrants qui n’avaient pas évacué les rues. Elle a signalé des jets d’objets sur les forces de l’ordre ainsi qu’un incendie allumé devant une bibliothèque.

L’ambiance ne s’adoucit pas à Baltimore. Selon la police de la ville, 35 personnes ont été arrêtées après l’entrée en vigueur d’un couvre-feu mardi entre 22 heures (02h00 GMT) et 5 heures du matin à Baltimore, aux États-Unis. "Sur ces 35 arrestations, 34 ont concerné des adultes et une a touché un mineur", a indiqué Eric Kowalczyk, porte-parole de la police lors d’une conférence de presse.

Le chef de la police Anthony Batts a signalé mardi 15 blessés parmi les policiers, dont deux ont dû être hospitalisés, et 27 arrestations. Quelques minutes après 22h00, la police a lancé des fumigènes et des bombes au poivre pour disperser quelques dizaines de récalcitrants qui n’avaient pas évacué les rues. Elle a signalé des jets d’objets sur les forces de l’ordre ainsi qu’un incendie allumé devant une bibliothèque.

209 personnes arrêtées lundi

Mais rien de comparable aux émeutes qui ont secoué la ville lundi, pendant lesquelles des bandes de jeunes ont incendié bâtiments et voitures, saccagé des magasins. Une vingtaine de policiers avaient été blessés. Ces heurts - qui ont incité les autorités locales à établir un couvre-feu nocturne pour une semaine - ont commencé juste après les funérailles de Freddie Gray, un Noir de 25 ans mort dans des circonstances encore inexpliquées. Il est décédé le 19 avril des suites d’une fracture des vertèbres cervicales, une semaine après son interpellation par la police.

Selon le porte-parole de la police, sur les 209 personnes arrêtées entre lundi après-midi et lundi soir, 111 attendent encore d’être inculpées. "Si nous ne sommes pas en mesure de respecter la fenêtre de 48 heures dont nous disposons pour les inculper, elles seront libérées", a poursuivi le porte-parole.


Etats-Unis : calme précaire dans Baltimore sous couvre-feu

RFI, 30-04-2015 à 02:26

Des milliers de personnes ont manifesté pacifiquement à Baltimore, mercredi. La ville a retrouvé son calme, mais c’est en grande partie dû au couvre-feu mis en place depuis mardi soir. La garde nationale sillonne les rues, tout en essayant de rester à distance, afin de ne pas enflammer à nouveau les quartiers Ouest, qui attendent les résultats de l’enquête sur la mort de Freddie Gray. Ce jeune Noir était décédé après avoir été blessé lors de son arrestation.

Les « Orioles » de Baltimore ont joué à huis clos mercredi contre les « White Sox » de Chicago. C’est la première fois dans l’histoire des Etats-Unis qu’une rencontre de baseball se déroule sans public. Nous sommes en pleine saison et il fallait des circonstances aussi exceptionnelles que des émeutes et un couvre-feu pour que les autorités prennent une telle décision.

La preuve, s’il en fallait, que le calme qui règne à Baltimore est précaire. Certes, les quartiers Ouest sont plus tranquilles, mais la présence des forces de l’ordre est visible.

Des consignes ont été données pour éviter toute provocation, le capitaine Kowalczyk expliquait mercredi lors d’une conférence de presse que les droits des personnes arrêtées lors des manifestations seraient respectés. « Nous avons encore 111 personnes qui attendent d’être inculpées. Si nous ne parvenons pas à le faire dans la limite des 48 heures légales de garde à vue, elles seront libérées, a-t-il assuré. Il n’est pas question de violer les droits constitutionnels de qui que ce soit. »

La communauté afro-américaine attend les premières conclusions de l’enquête interne de la police sur la mort de Freddie Gray. Le dossier devrait être bouclé demain. Et même si les détails ne seront sans doute pas dévoilés immédiatement, les autorités n’envisagent pas de lever le couvre-feu, car on s’attend à de nouveaux rassemblements.