A Dijon, la mairie expulse, encore et toujours !

Les occupant-e-s du squat situé 11, rue Chevreul ont quitté les lieux lundi 10 juillet 2000, suite aux multiples pressions et menaces qu'ils/elles subissaient de la part de la mairie, propriétaire.

Dès le début de l'occupation, il leur avait été impossible d'avoir accès au gaz et à l'électricité, la mairie bloquant toute démarche à ce niveau. La mairie avait également fait pression sur l'Université de Bourgogne, pour qu'une habitante du squat ne puisse passer ses examens si elle restait dans le lieu ! A ces moyens de pression scandaleux s'ajoute la décision du tribunal d'expulser la maison (au terme d'un misérable délai de quinze jours) coûte que coûte, en condamnant les habitant-e-s à 100 francs d'amende par jour s'ils leur venait la mauvaise idée de rester et résister.

En un peu plus de 3 mois d'existence, le squat du 11 rue Chevreul a été un lieu de vie pour plusieurs personnes mais aussi de rencontres et de débats, puisqu'un café-discussion hebdomadaire y a été organisé. Suite à la parodie de procès qui décida de leur expulsion (celui-ci ayant été expédié en 5 minutes dans le bureau du juge en l'abscence des squatteurs et squatteuses), les habitant-e-s ont fait appel auprès du juge d'exécution. Néamoins, la mairie a fait murer les accès à la maison le lendemain du départ des occupant-e-s, allant contre ses engagements de laisser le lieu en état, dans l'attente du résultat de l'appel.

Encore une fois, la mairie n'est pas à un mensonge ou à une contradiction près pour se débarrasser des squatteurs et squatteuses et plus généralement de ce qui la dérange, comme elle n'a cessé de le montrer dernièrement avec entre autres l'Espace autogéré des Tanneries.

Quoi qu'il en soit, de nouvelles occupations suivront et nous continuerons, tant qu'il le faudra, à affirmer notre refus de ce monde fait par et pour les puissants et notre volonté de créer et de vivre des alternatives libertaires et solidaires !

contact : le chevreul c/o maloka, bp 536, 21014 dijon cedex, france.

[Extrait de Cette Semaine #81, oct/nov 2000, p.4]