Désespérons Guyancourt !


Nous sommes intervenus le 16 juillet 2001 au GEVES (Groupe d’étude et de contrôle des variétés et des semences, La Minière, 78285 Guyancourt cedex)*, pour détruire une parcelle de 3000 m2 d’un maïs transgénique insecticide.

Le GEVES est un organisme d’Etat fonctionnant sous la houlette de l’INRA, du ministère de l’Agriculture et du GNIS, groupement des industriels semenciers. Pour être mises sur le marché, toutes les variétés de semences doivent être expérimentées, contrôlées et homologuées par cet organisme. A ce titre, le GEVES participe à l’organisation d’un marché captif et le légitime – qui oblige les paysans à racheter aux industriels chaque année les semences nécessaires à leurs cultures. Les OGM ne sont que l’ultime avatar de cette organisation de la dépossession, qui n’a pour but que de manipuler et domestiquer tout ce qui vit sur terre.

“Un jugement du GEVES est un jugement sûr”, affirme-t-on dans ce milieu. C’est-à-dire un jugement devant lequel il n’y aurait plus qu’à s’incliner. Les experts, qu’ils soient du GEVES ou d’ailleurs, ont déjà permis et justifié tant de désastres que leur fonction même ne nous paraît pas nécessaire. Nous refusons le monde de la catastrophe permanente dans lequel ils prétendent nous faire survivre.

Pas besoin d’être experts en sabotage ni de disposer de beaucoup de moyens pour appliquer le seul principe de précaution raisonnable : la destruction !

Les ravageurs


* Pierre-Louis Lefort, Président du GEVES.Tél. : 01 30 83 35 50
Nicole Ladet, diffusion de l’information technique.Tél. : 01 30 83 36 76


[Extrait de Cette Semaine #83, sept/oct 2001, p.35]