Sommet de Copenhague (13-14 décembre 2002)
Quelques mots sur un des arrêtés


Nous avons rapidement appris que le français arrêté était un compagnon. Il est accusé d'être resté masqué malgré l'interdiction, de s'être défendu au cours de l'arrestation, les flics lui ont rajouté le port d'un marteau. Il a littéralement été enlevé du bloc anarchiste dans lequel il se trouvait par les ordures en uniforme.

Lors de son jugement le 17 décembre, il a refusé d'adresser la parole à la juge, a déclaré "je ne reconnais pas ce tribunal petit-bourgeois" puis "vive la révolution !" en repartant. Il a été maintenu en détention.

Le 24 décembre, lors d'une demande de mise en liberté, nous avons pu assister à l'audience devant une juge, une greffière, une procureure et deux matonnes pour l'amener. Nous avons aussi pu obtenir un parloir à l'arraché. Suite à cette audience, seule une anglaise (qui a choisi un avocat différent de celui commun à tous les autres pour voir ses chances de libération être augmentées, et qui plus est lié à l'église...) et lui restent incarcérés. Comme par hasard, ce sont les deux seuls étrangers hors scandinavie - les derniers suédois sont sortis à cette date.

Au cours de l'audience du 7 janvier 2003, il a prononcé quelques mots contre le capitalisme. L'anglaise a été condamnée à un mois ferme (peine effectuée en préventive) et à cinq ans d'interdiction du territoire. La date du procès a été fixée au 24 janvier. Toute notre affection et notre solidarité. Pour un suivi, consulter le site de l'ABC de Copenhague.


[Extrait de "cette semaine" n°86, janv/fév 2003, p.2]