Lettre ouverte au maton surnommé
Doña Enriqueta, chef de l’unité du module 5 du centre d’extermination de Ponent


Je veux te faire descendre de ton petit nuage, car vous n’êtes ni les seigneurs ni les maîtres du château, et parce que tu as fini maton tu dois être un chien et un ignorant, ordure incapable de te dégoter n’importe quel autre type de travail ; un parasite de la société qui profite des malheurs des autres, un déchet humain qui ne mérite aucune forme de respect parce que tu ne connais même pas le concept d’humanité et parce que tu es lâche et mesquin ; la liste des qualificatifs qui définissent un maton est interminable, et soyez sûrs qu’il arrivera un jour où nous pourrons échanger les avis que nous avons l’un sur l’autre sans que tu aies la possibilité de te faire aider par tes semblables. Profite en bien maintenant car le matin peut se lever tardivement ou ne plus jamais arriver...

[Traduit de l’espagnol. Tiré d’A Golpes, avril/mai 2002, p.27]