Brèves du désordre grecques



Explosion contre une banque à Maroussi

Athènes, 25 février 2006

(Agr) - Un engin de fabrication artisanale a explosé aux premières heures de la matinée contre une sucursale de la banque BNP Paribas à Maroussi, dans la banlieue d’Athènes. La déflagration a causé des dégâts à la façade du bâtiment et à deux voitures garées devant. Action non revendiquée, qui a été précédée de coups de fil à des journaux grecs.

Deux leaders syndicaux tabassés en plein Athènes

Athènes, 1er février 2006

(Infogrece) - Un groupe d’une vingtaine de jeunes a attaqué mardi vers 20h le président de la Confédération générale des Travailleurs de Grèce (GSEE) et député du PASOK, Christos Polyzogopoulos, et le directeur scientifique de l’Institut du Travail, le professeur Savvas Robolis, alors qu’ils se trouvaient en voiture arrêtés à un feu rouge dans le centre d’Athènes. La classe politique, le patronat et les centrales syndicales ont à l’unanimité condamné l’attaque contre MM. Polyzogopoulos et Robolis.

M. Polyzogopoulos a été violemment sorti de son siège et brutalisé, M. Robolis étant légèrement blessé en essayant d’intervenir pour sauver le président de la GSEE. Les agresseurs se sont enfuis rapidement en emportant deux serviettes contenant des documents, ainsi que le portable de M. Polyzogopoulos.

Molotovs contre une banque à Athènes

Athènes, 30 janvier 2006

(SDA-ATS)- Quelques molotovs ont été lancés contre une filiale de la Banque nationale grecque (Bng) dans le centre d’Athènes. Les explosions ont provoqué un violent incendie qui a dévasté les locaux de la filiale et dégagé une intense fumée.

Explosion devant le siège du parti au pouvoir à Athènes

Athènes, 23 janvier 2006

(Agr)- Une explosion s’est produite devant le siège du parti conservateur, «Nouvelle Démocratie», du premier ministre Costas Karamanlis, provoquant des dégâts matériels. L’agence Ana précise que l’attentat a été revendiqué par une organisation subversive anarchiste par un coup de téléphone.

Athènes : attaque contre la caisse de l’ambassadeur de Finlande et le parti au pouvoir

Athènes, 03 janvier 2006

(AFP) - Plusieurs voitures, dont celle d’une diplomate finlandaise, ont été endommagées par l’explosion, mardi matin, de deux ou trois (selon les sources) bombes artisanales dans un parking d’Athènes. Sept voitures y ont été brûlées, ainsi que l’entrée d’un local du parti au pouvoir, Nouvelle démocratie.

L’ambassadeur de Finlande en Grèce, Ole Norrback, a indiqué dans un communiqué que l’explosion ne visait pas le véhicule de son ambassade précisément mais qu’il s’agissait “ plutôt d’une coïncidence ”. Un groupe jusque-là inconnu, Justice anti-Etat, a revendiqué cette action auprès d’une chaîne de télévision locale, précisant que cette série d’attaques avait été conduite par solidarité avec des anarchistes actuellement poursuivis pour des violences.

Série d’attaques au cocktail molotov à Athènes et Salonique

Athènes, 16 décembre 2005

(AFP) - Une série d’attaques au cocktail Molotov, attribuées par la police à la mouvance anarchiste, ont endommagé 15 voitures et deux succursales d’une banque à Athènes et Salonique (nord) dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé une source policière.

À Athènes, dans quatre quartiers distincts, des inconnus ont lancé des cocktails Molotov sur trois locaux de concessionnaires d’automobiles italiennes, un véhicule privé et une voiture appartenant à un membre du haut-clergé orthodoxe, a précisé la même source.

À Salonique, les attaques ont visé deux succursales de la banque grecque Eurobank, qui ont subi des dégâts mineurs.

Jeudi soir, une vingtaine de jeunes avaient aussi attaqué avec des pierres et des barres de fer dans le centre d’Athènes deux policiers en civil qui étaient sur une moto, volant l’arme de service de l’un d’eux, et le portefeuille de l’autre, a ajouté la même source.

Les incidents, imputés par la police à la mouvance anarchiste, se sont multipliés ces derniers mois en Grèce, sur fond de forte grogne sociale.

Mercredi, un groupe de jeunes masqués avait également brûlé une voiture de police et agressé à coup de barres de fer une équipe télé, en marge d’une grande manifestation syndicale contre la politique d’austérité.

Molotovs contre des banques à Athènes

Athènes, 19 novembre 2005 (Agr)- Les actes de vandales qui se déroulent depuis plusieurs nuits à Athènes seraient liés, par émulation, aux violences dans les banlieues françaises.

La nuit dernière, un groupe d’un quarantaine de personnes a lancé des molotovs contre trois filiales de banques de la capitale grecque, provoquant de légers dégâts : celle de la Banque générale de grèce (Gbc), de l’Attiki Bank et l’Hellenic Bank, chypriote. Les auteurs ont réussi à s’enfuir, les incendies n’ont pas été revendiqués pour le moment.

Attaque incendiaire contre le transgénique

Salonique, 13 novembre 2005 (presse grecque) - Dimanche 13 novembre vers 3h15 du matin, un camion de l’entreprise “Pioneer Hi-Bred Hellas” a été brûlé. Il était garé devant les bureaux de l’entreprise, situés sur la route Thessaloniki-Moudania, près du Collège de l’Agriculture.

Ce camion était utilisé comme laboratoire mobile où sont testés les produits agricoles et équipé d’instruments d’analyse à cet effet. Les dégâts sont estimés à 80 000 euros.

Un coup de téléphone passé deux jours après à un journal de Salonique a revendiqué l’action au nom du Front de Libération de la Terre et indiqué où récupérer le communiqué.

Ce dernier précisait que “Pioneer Hi-Bred Hellas”, filiale de la multinationale Dupont, est responsable de l’infection massive d’OGM à partir des 1.071.000 m2 de culture de maïs transgénique à Drama et dans les autres régions de Thrace et de Macédoine.

Athènes : nouvelle action de solidarité avec les émeutiers français

Athènes, 13 novembre 2005 (greceinfo) - La contagion des incendies de voitures a dépassé les banlieues françaises pour toucher également Athènes. Deux halls d’expositions et de ventes de véhicules situés sur une grande avenue d’Athènes et comprenant une vingtaine de voitures, ont été incendiés dans la nuit de samedi à hier par des inconnus, selon une source policière.

Les inconnus ont lancé vers 23h20 des cocktails Molotov dans les deux halls, l’un comprenant des Citroën, l’autre des Mercedes, provoquant un violent incendie, a ajouté la même source. Une vingtaine de pompiers assistés de six véhicules se sont rendus sur les lieux de l’attentat pour maîtriser l’incendie, intervenu quelques heures après une manifestation d’une centaine de jeunes qui ont manifesté devant l’ambassade de France à Athènes pour marquer leur solidarité avec ceux des banlieues françaises.

L’Institut français d’Athènes vandalisé par de jeunes anarchistes

Athènes, 11 novembre 2005

(AFP) - Une quarantaine de jeunes gens, qualifiés d’anarchistes par la police, ont brièvement attaqué vendredi matin l’Institut français d’Athènes, situé dans le centre-ville, une action liée aux troubles actuels dans les banlieues françaises.

Les assaillants, encagoulés et casqués, ont fait irruption dans la cour de l’Institut, brandissant des drapeaux rouge et noir, et ont brisé une trentaine de vitres par des jets de boulons et de pierres, a dit le directeur de l’établissement, Alain Fohr.

Ils ont aussi maculé les murs de peinture rouge et noire et d’inscriptions proclamant «qui sème des armées récolte la guerre civile, à Paris, Athènes, et partout», jonchant la cour de tracts avec le même slogan, a-t-il précisé.

«L’attaque, sans violences contre les personnes, a été très brève et était bien organisée», a souligné le directeur. Les jeunes s’en sont aussi pris à l’Ecole Française d’Archéologie, à proximité, où ils ont brisé quelques vitres, a ajouté M. Fohr.

L’Institut français de Thessalonique attaqué en soutien aux révoltés des banlieues

Thessalonique, 10 novembre 2005 (infogrece) - Les casseurs des banlieues françaises ont trouvé un soutien inattendu auprès des «milieux anarchistes» de Thessalonique d’où proviendraient selon les premières estimations la quarantaine d’individus qui ont attaqué jeudi les bureaux de l’Institut français de Thessalonique, léoforos Stratou (avenue de l’armée).

Selon la police, 30 à 40 jeunes gens se sont rassemblés soudainement devant l’Institut français de Thessalonique et jeté des pierres brisant deux vitres du bâtiment. Les agresseurs portaient un panneau sur lequel était inscrit «Le droit est du côté des révoltés», allusion faites aux émeutes des banlieues en France ces derniers jours.


Athènes : Champ de bataille contre les fascistes

Athènes, 18 septembre 2005

(Infogrece) - La rencontre paneuropéenne de l’extrême droite à Athènes a débouché sur une bataille rangée avec les groupes de l’extrême gauche dans le centre-ville de la capitale grecque. Les MAT (CRS / police spéciale) ont dû recourir à un massif usage de lacrymogènes pour éviter aux deux groupes de se rencontrer physiquement. Des cocktails Molotov ont visé les bureaux des partis politiques et les commissariats de police.

Les groupes néo-fascistes et néo-nazi de la Grèce, de l’Allemagne, de l’Italie, de l’Espagne et de la Roumanie, invités de l’organisation grecque Hrysi Avgi (l’Aurore) s’étaient donné rendez-vous pour ces premières rencontres baptisées pompeusement paneuropéennes, alors que la centaine des participants était surtout symbolique, ce qui ne les empêchait pas d’être turbulents.

Il était certain que la rencontre des nostalgiques de Hitler, Mussolini et autres Franco, allait provoquer une contre-manifestation, d’autant que la manifestation était organisée dans le quartier d’Exarheia, où Hrysi Avgi a son siège, mais qui est en même temps le QG de l’extrême gauche et des anarchistes de la capitale.

Bien que les deux manifestations se déroulent à quelques mètres de distance dans la rue Solomou, l’interposition des forces de l’ordre n’a pas permis la rencontre physique. Résultat : des bris de vitrines, des feux dans les poubelles, des molotovs contre les bureaux du parti socialiste (PASOK) rue Harilaou Trikoupi, et contre le commissariat de la rue Kalidromiou.

Un groupe anarchiste s’est réfugié à l’intérieur de l’Ecole Polytechnique pour bénéficier de l’asile des lieux d’où il a brûlé les drapeaux grecs et envoyé quelques molotovs en direction de la police. Tard dans la soirée, la situation est redevenue normale.

Plus calme, l’autre manifestation de protestation contre la tenue de la rencontre de l’extrême droite, organisée par le Forum social à la même heure place Omonoia, s’est dispersée sans problèmes majeurs.

Des anarchistes attaquent le quartier général de la police anti-émeute à Athènes

Communiqué :

« Le 18 septembre 2005, tôt le dimanche matin, des compagnons anarchistes ont attaqué le quartier général de la police anti-émeute grecque et des forces spéciales de la police (MAT-EKAM), dans la zone Goudi de la ville d’Athènes, prenant la police complètement par surprise. Une douzaine de molotovs ont été jetés à l’intérieur du camp, endommageant de nombreux camions et voitures anti-émeutes. À la suite de cette action, illes ont attaqué le poste de police de Zografou, causant à nouveau des dégâts aux véhicules de police.

Liberté pour G. Kalantzidis, P. Karasarinis et P. Aspiotis.

LA LUTTE CONTINUE

PS : la vidéo est publiée en réponse à la dissimulation complète de la vérité sur les faits par l’État et les mass-médias. »

Vous pouvez la télécharger là :

*Non compressée (66 MB)

http://www.megaupload.com/ ?d=8MMSFBLE

* Compressée (19 MB)

http://www.megaupload.com/ ?d=7M3PH9MA

Athènes, Thessalonique : fin de manif offensive

10 septembre 2005

(Indymedia) - Un bloc anarchiste fort d’environ 1000 personnes a pris part à une manifestation contre le gouvernement avec différents syndicats et partis de gauche. La manif s’est déroulée à Thessalonique, près du bâtiment où se tenait l’Exposition Economique Internationale Annuelle (Annual International Economic Exhibition) lors de laquelle le premier ministre grec a parlé dans son discours des nouvelles politiques de son gouvernement concernant l’emploi et ses plans anti-terroristes. Les anarchistes ont attendu la fin de la manif pour ne pas interférer avec les manifestant-e-s pacifiques et ont dès lors décidé de passer à des actions plus directes.

En conséquence de quoi (au même moment, dans les villes de Thessalonique et Athènes), illes se sont attaqué-e-s à de nombreuses banques et aux sièges du parti politique en place au gouvernement. La police a immédiatement riposté en tirant des gaz lacrymogènes et en chargeant les manifestant-e-s, menant à un féroce clash entre flics et anarchistes (rejoint-e-s par d’autres manifestant-e-s) qui a duré presque toute la nuit.

Athènes, occupation de l’Institut Cervantes

Communiqué :

« Athènes, 12 juillet 2005

La criminalisation de toute activité anarchiste au nom de l’ «anti»-terrorisme a envoyé en mai dernier des dizaines de compagnons dans les cellules de la «Démocratie» italienne.

Un mois après, la répression a frappé ceux qui ont exprimé leur solidarité avec les gens qui résistent. Le 25 juin à Barcelone, la manifestation en solidarité avec les anarchistes italiens s’est terminée avant même de commencer avec un grand nombre de blessés, 7 arrêtés et la détention du compagnon italien Alberto.

Nous occupons actuellement l’institut «Cervantes» à Athènes comme une démonstration minimale de solidarité avec tous les arrêtés du 25 juin à Barcelone et les anarchistes emprisonnés et perquisitionnés en Italie, et en même temps pour réclamer la libération immédiate du compagnon italien Alberto Maria Bettini, en prison préventive, et de Francesco Gioia, en prison dans l’Etat espagnol depuis plus longtemps...

Nous dénonçons la détention préventive et les mesures de contrôle et de restriction contre les personnes qui se solidarisent avec les compagnons incarcérés en Italie, en Espagne et dans n’importe quelle partie du monde.

Tant qu’il n’y aura ne serait-ce qu’un seul prisonnier, personne ne sera libre !!!

Des anarchistes

de l’Institut «Cervantes» occupé »

Athènes, attaque contre un FIAT

Athènes, 26 juin 2005

(journal grec Eleytheortipia) - Vers les deux heures du matin dimanche (26 juin), des inconnus ont placé des engins explosifs à gaz sous une voiture FIAT exposée rue Messogin, provoquant de légers dégâts. Un inconnu a revendiqué cette action et l’attaque incendiaire contre le magasin «Benetton» qui a eu lieu lundi vers 3h30, par un coup de téléphone au journal “Eleytherotopia”.

Sans se revendiquer d’aucune organisation, l’inconnu a déclaré : « Les attaques contre la FIAT rue Messogin et Benetton à Nea Smirni doivent être comprises comme une démonstration concrète de solidarité avec les anarchistes italiens persécutés par l’Etat italien. On se rappellera. »


[Extrait de "Cette Semaine" n°88, mars 2006, pp. 36-38]